Amateurs - Jérôme Arru, futur entraîneur de Cahors : « On a remis de la ferveur autour du rugby à Gaillac »

  • Jérôme Arru (au centre) prêt à relever le défi cadurcien. Il est entouré de Philippe Garrigues (à gauche) et de Sylvain Dupuy (à droite).
    Jérôme Arru (au centre) prêt à relever le défi cadurcien. Il est entouré de Philippe Garrigues (à gauche) et de Sylvain Dupuy (à droite). Photo DDM
Publié le

Après douze saisons passées sur le banc de Gaillac qu’il a contribué à replacer sur l’échiquier du rugby amateur, Jérôme Arru s’est engagé avec Cahors, en quête d’un nouveau défi...

Comment vous êtes-vous retrouvé à vous engager auprès de Cahors, vous qui avez fait l’essentiel de votre carrière entre Gaillac et Graulhet?

Gaillac et Cahors évoluaient cette saison dans la même poule de Fédérale 2.Lors du match retour entre les deux clubs, le président cadurcien Didier Valade a demandé à me voir pour me proposer le poste. Il savait que je ne resterai pas à Gaillac. Nous nous sommes rencontrés. Il m’a présenté le projet du club cadurcien qui me correspond et qui est ambitieux. Cela m’a beaucoup plu et j’ai décidé de franchir le pas même si j’avais aussi des contacts avec Lavaur. Voilà… Je voulais encore entraîner et après douze saisons passées à Gaillac, il était peut-être temps d’aller voir comment cela se passe ailleurs…

Lorsque vous êtes arrivés à la tête de l’UAG en 2010, le club était un champ de ruines.Avez-vous conscience du chemin parcouru depuis ?

Le club était aux portes de l’Honneur à l’époque. Il avait gagné péniblement contre Saint-Juéry pour réussir à ne pas descendre en Fédérale 3. C’est Robert Azémar, qui a beaucoup compté dans la reconstruction du club, qui est venu me chercher à Graulhet pour relancer la machine gaillacoise. On a mis beaucoup d’énergie et de volonté pour reconstruire petit à petit. Au moment du bilan, on est vice-champions de France de Fédérale 3, on accède à la Fédérale 2 dès la deuxième année, on joue trois fois le match de la montée en Fédérale 1… Je crois que le parcours est honorable. Notre plus grande fierté est d’avoir à nouveau vu les Gaillacois heureux de leur club, avec une ville parée de rouge et de noir les jours de matchs. On a remis de la ferveur autour du rugby à Gaillac. Et plus encore que les résultats, je retiens l’aventure humaine. L’amitié que l’on a su créer avec mon staff (Sylvain Dupuy, Philippe Garrigues, Rémy Aliaga, N.D.L.R.), les relations privilégiées avec les joueurs dont mes capitaines tels que Julien Régnier ou les frères Gisquet… Tout cela dépasse le cadre du rugby, ce sont des gens qui ont porté haut et fort les valeurs du club et de la ville. J’ai beaucoup appris de chacun.Par exemple, Sylvain Dupuy m’a amené son œil du haut niveau. Tout cela a été très enrichissant et m’a fait progresser en tant qu’entraîneur. À Cahors, je serai en poste avec Manu Rodrigues, un ancien joueur qui a commencé sa carrière de coach il y a peu.

Y a-t-il des hommes qui vous ont particulièrement marqué ?

Mine de rien, je suis assez fier d’avoir lancé Sylvain Dupuy en minimes. Il a quand même fait une belle carrière en passant par le Stade toulousain, Perpignan, Agen (rires)… Il est ensuite venu entraîner à mes côtés et la boucle était bouclée ! Ma relation avec Philippe Garrigue est belle aussi.Quand on a commencé à travailler ensemble à Graulhet, les observateurs ne nous prédisaient pas plus de six mois de collaboration… Plus de quinze ans plus tard, nous sommes toujours liés comme les doigts de la main ! Rémy Aliaga était tout jeune quand il a commencé. On a appris à se connaître et maintenant on se comprend en un regard.

Quelle sera votre mission à Cahors ?

L’idée sera de recréer un petit peu ce qui a bien marché à Gaillac : former des jeunes et essayer d’alimenter l’équipe première avec des gens du cru performants. À Gaillac, avec la cellule de formation que nous avons créée, il y a entre 60 et 70 % des mecs qui sortent de la formation. Il y a une vraie identité. Cahors aussi a une belle jeunesse et compte la faire prospérer.Ce sera un des pans de mon boulot. Cela me va bien, j’aime beaucoup travailler avec les jeunes.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?