Pro D2 - Le sourire retrouvé du RC Vannes, victorieux d'Aurillac

  • Les Vannetais de Maëlan Rabut ont mis fin vendredi soir à une période de disette.
    Les Vannetais de Maëlan Rabut ont mis fin vendredi soir à une période de disette. Icon Sport
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Les Bretons ont mis fin vendredi soir à une période de disette de 6 défaites consécutives. Et ce, avec un certain panache.

Dans un stade qui a battu son record d’affluence (9 714 spectateurs), le RC Vannes vendredi soir a aussi battu un autre record. Celui du plus gros score réalisé cette saison (51-17) qui a effacé le 46-3 inscrit face à Agen, ce qui constitua du reste la première victoire de la saison de l’équipe vannetaise après sept journées de compétition.

Contester la légitimité de ce succès face à Aurillac serait de la pure mauvaise foi. Mais si ce match, sans enjeu sportif a libéré les esprits et les prises d’initiatives – le public ne s’en plaindra certainement pas – cette fête du rugby en aura sans doute laissé plus d’un sur sa faim.

Des départs à venir dans toutes les lignes

Ce n’est certes plus le temps de tirer des plans sur la comète, pas plus que de spéculer sur le prochain exercice. Ce, parce que le visage de ce RCV va changer en profondeur avec les départs (9 officiellement recensés aujourd’hui, 17 annoncés par la rumeur) dont certains laissent un goût amer au sein même du club (Rudy Paige, Wandrille Picault, Maelan Rabut). Même si pour Picault et Rabut, l’espoir est grand de pouvoir envisager la suite de leur carrière vers d’autres horizons plus ambitieux, on l’espère pour eux.

C’était aussi le dernier tour de piste de Pierre Pagès, Lilian Saseras, Morgan Phélipponneau (qui mettra du reste un terme à sa carrière au soir de la dernière journée de championnat), Rodrigo Bruni et Christopher Hilsenbeck. À son propos, on aura admiré les 19 points de l’ouvreur dont l’élégance n’a d’égal que le talent, tout comme les deux essais de Bruni, comme une révérence pleine de politesse et de remerciements à l’endroit du club et de son public.

Sept fois en terre promise

Face à cette furieuse envie de plaire, de chasser ses démons, le RCV est allé 7 fois en terre promise (soit autant de fois que sur ses trois dernières rencontres) devant l’équipe d’Aurillac, venue simplement jouer les sparring-partners avec une jeunesse pleine de promesses. Pas moins de 12 joueurs sur les 23 issus du centre de formation et de l’équipe Espoirs.

Une équipe qui, manifestement n’avait pas les mêmes armes que celles d’un RCV fort d’un collectif aguerri aux joutes du Pro D2. On relativisera donc la portée de cette victoire, aussi belle soit-elle, pour ne retenir que l’esprit festif d’une soirée printanière agréable qui a sans doute réconcilié le public vannetais avec son équipe.

Le dernier épisode à Narbonne, alors que les dés sont définitivement jetés pour les Audois et Vannetais, se présentera à nouveau sans enjeu sportif.

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Didier LE PALLEC
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