Pro D2 - Rouen n’a plus qu’un tour dans son sac

  • Les joueurs de Rouen ont leur destin en mains dans la lutte pour le maintien.
    Les joueurs de Rouen ont leur destin en mains dans la lutte pour le maintien. Icon Sport
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Les Normands ont fait le travail face à Béziers, même si tout n’a pas été parfait. Il restera donc cette finale à aller jouer à Bayonne pour le maintien.

Avec l’obligation de gagner face à Béziers, Rouen poussé par un public nombreux (plus de 6 000 personnes) a su maîtriser une rencontre qui aurait pu lui échapper mille fois. Costaud devant, en mêlée fermée, Rouen a subi sur maul, encaissant un essai sur cette phase de jeu.

« La victoire est précieuse, mais elle ne suffit pas encore une fois, on se fait peur encore à la fin. Béziers a joué le coup à fond, on a été secoué sur ballon-porté. On est avant tout satisfait, notre objectif premier était de gagner, c’est fait. On doit se reconcentrer et se projeter vite vers l’avant, se préparer et faire le boulot une fois de plus à Bayonne », avouait Mathieu Bonnot, le capitaine rouennais.

Le RNR a en effet mis du temps à se mettre dans le rythme de la partie, défendant beaucoup et arrosant au pied, alors que le but de base était plutôt de déplacer l’adversaire.

« Beaucoup de déchet en conquête, en sortie de notre camp. Il va falloir corriger ça pour bien attaquer ce dernier match », conclut le talonneur normand.

Une défaite évitable pour Béziers

Côté visiteur, on portait la déception d’un match non abouti et d’une défaite qui aurait dû être évitée. « Je crois que certains se sont crus en vacances. On avait pourtant envie de donner une bonne image du club, même si on n’a plus rien à jouer. Un peu trop tranquille sur l’ensemble de la partie. On doit mettre plus d’intensité tout le temps et faire mieux, sur le dernier match. J’ai trouvé l’arbitrage un peu « local », comme on dit. C’est dommage pour l’équité de cette partie qu’on aurait dû remporter sur la dernière action », exprimait Pierre Caillet, l’entraîneur biterrois.

Alors pour la suite, les calculs sont simples. Rouen a trois points d’avance sur Bourg, il faut donc gagner à Bayonne. On pourrait penser que Bourg va chuter à Grenoble mais, depuis quelques semaines, la dynamique est bressane. Difficulté accentuée par le fait que Bayonne doit absolument gagner aussi, s’ils veulent se qualifier directement pour les demi-finales (s’évitant ainsi un match de barrage supplémentaire).

« On avait espéré un petit signe du destin, qui ne nous a pas épargnés cette saison. Hé bien, c’est non. Il faudra donc faire le match de notre vie à Bayonne. On doit se lancer dans la bataille dès le coup d’envoi. Retrouver du jus, pour être tous à 100 %. Béziers est une belle équipe. Nous, ça fait deux week-ends que c’est le match de Bourg qui nous rend plus triste que le nôtre », sourit Greg Bouly l’entraîneur des avants rouennais.

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Gaël LECŒUR
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