Champions Cup - Ce Racing, c’était Ali contre Foreman !

  • Le Racing 92 de Gaël Fickou s'en est sorti face à Sale
    Le Racing 92 de Gaël Fickou s'en est sorti face à Sale Icon Sport - Icon Sport
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Gênés en début de rencontre par la densité des Sharks, les Racingmen ont ensuite accéléré, faisant alors exploser des asversaires soudainement devenus bien trop lourds. Ça ne vous rappelle rien ? 

On ne sait pas vraiment ce que voulut nous dire le trois-quarts centre international Gaël Fickou, avant cette rencontre, lorsqu’il nous confia que les Sharks n’étaient pas « le genre d’équipe que le Racing aime affronter ». Parce que tout bien considéré, Laurent Travers et ses gonzes avaient un plan pour tordre le cou aux requins de la sinistre banlieue de Manchester et globalement, celui-ci a bien fonctionné. Face à des adversaires auxquels ils rendaient probablement dix kilos chacun, les Franciliens, après avoir encaissé les coups comme le fit Mohamed Ali face à George Foreman à Kinchasa, ont ensuite pris l’option de mettre un rythme irréel à la rencontre, jouant la quasi-totalité de leurs ballons à la main, ciblant le grand large et faisant, in fine, rompre le souffle à des Anglais (ou des Sud-Afs, on ne sait plus…) enfermés dans du défi perpétuel et bien incapables de survivre à ce rythme auquel ils ne sont finalement que peu habitués, en Premiership. En conférence de presse, le manager du Racing 92 Laurent Travers expliquait : « On savait que les Sharks feraient dans le frontal au début du match car au niveau du paquet d’avants comme de la ligne de trois-quarts, ils sont simplement monstrueux. D’abord, il nous a donc fallu absorber les chocs, répondre sur l’intensité des impacts avant de lâcher les chevaux. Ça a bien fonctionné : en fin de première période, ils s’étiraient déjà les jambes et semblaient un peu fatigués ; c’est à ce moment-là que nous avons choisi d’accélérer ».

Pour le Racing, le plus dur commence…

Il aura donc fallu une pirouette de Teddy Thomas le long de la ligne de touche, un numéro similaire de Finn Russell, quelques percées de Gaël Fickou dans le grand champ et une poignée de magnifiques mouvements pour que le Racing balaye les requins, remporte ce quart de finale et se propulse, sans trop forcer, en demi-finale de la compétition. Mais alors, le plus dur commence-t-il aujourd’hui ? Disons qu’au stade Bollaert de Lens, sur une pelouse où ils auront moins de repères que sur celle de Paris-La Défense-Arena, les Franciliens retrouveront une équipe de La Rochelle faisant forte impression depuis plusieurs semaines. Face à un tel adversaire, probablement le plus puissant de la compétition, les Ciel et Blanc devront donc une nouvelle fois prouver que les progrès réalisés au fil de ces derniers rounds dans le combat collectif sont réels et peuvent offrir aux supporters de l’entité des Hauts-de-Seine une fin de saison inespérée, au regard d’un début d’exercice quelque peu poussif, pour dire le moins…

Car dimanche après-midi, les gros du 92, bien que pris par leurs rivaux sur trois mêlées, ont plutôt dominé sur les impacts, plané sur la touche (ici, Wenceslas Lauret et Baptiste Chouzenoux avaient bien décrypté les mouvements de Lood de Jager sur le premier bloc de saut) ou surclassé les Sharks dans le combat au sol, un secteur où Camille Chat, Bernard Le Roux et Yoan Tanga mirent cycliquement le traczir à Faf de Klerk et ses coéquipiers. De quoi mettre la bête rochelaise en cage, alors ? Allez savoir…

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