L'enseignement du week-end : un Français (au moins) en finale de Champions Cup

  • En battant Sale, le Racing 92 s'est qualifié pour les demi-finales de Champions Cup.
    En battant Sale, le Racing 92 s'est qualifié pour les demi-finales de Champions Cup. Icon Sport
Publié le

Au lendemain du grand chelem des Bleus, le rugby français étend encore son hégémonie sur l’Europe : cinq équipes en demi-finale de coupe d’Europe, dont trois en Champions Cup. Le rêve se poursuit.

Le week-end n’aura pas fait que des heureux, c’est le propre des matchs couperets. Mais dans la balance des résultats, entre qualifiés et éliminés au terme de ce week-end de quarts de finale européens, la France fait clairement figure de grande gagnante.

Avec quatre équipes sur huit restantes en Champions Cup, elle était déjà la nation la mieux représentée. Seul Montpellier s’arrêtera là, après un duel franco-français que les Héraultais n’ont jamais vraiment été en mesure de contester au Stade rochelais (31-19).

Face à Sale, sur le papier l’équipe la plus faible de ce top 8 continental, le Racing 92 a également fait le boulot. Sur la pelouse synthétique de leur Arena, les hommes de Laurent Travers se sont fait peur, une mi-temps. Avant d’accélérer et de faire exploser l’armada sud-africaine des Sharks (41-22).

Habitués des demi-finales (leur quatrième en sept ans), les Racingmen retrouveront le Stade rochelais à l’étape suivante. Une confrontation qui donne déjà une certitude : un club français (au moins) sera présent sur la pelouse du Vélodrome, le samedi 28 mai pour la grande finale de Champions Cup 2022.

Quatre sur quatre ? Ce serait une première…

Dans l’autre tableau, Toulouse poursuit sa ballade irlandaise. Façon de parler. Déjà «  gâtés » par le jeu des attributions en héritant de l’Ulster en huitième de finale, et qualifiés in extremis, les stadistes étaient ce week-end à Dublin où les attendait le Munster. Pas une sinécure. Menés de 10 points (24-14) et en infériorité numérique à un quart d’heure de la fin, ils ont finalement refait leur retard et arraché des prolongations.

Au caractère. Avant de tenir et de l’emporter aux tirs au but. Au caractère, encore une fois. Ce Toulouse, même chachuté dans les rucks et parfois imprécis, est doté d’un instinct de survie assez incroyable. Il franchit l’écueil (au caractère, vous l’aurez compris) et s’offre un défi immense : en Irlande, encore une fois, ils affronteront le Leinster, grand favori de la compétition et qui a roulé sur Leicester, leader du championnat d’Angleterre, en quart de finale.

La possibilité d’une finale franco-française existe donc. Elles est également envisageable en Challenge Cup, où Toulon (19-18 face aux London Irish) et Lyon (35-27 face à Glasgow) ont tous deux arraché leur qualification, non sans souffrir. Et si tout veut sourire le week-end qui vient, on retrouvera quatre équipes françaises en finale de Coupe d’Europe. Historique ? C’est peu de le dire. Depuis 1996 que ces compétitions continentales existent, cela n’est jamais arrivé…

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?