Montpellier : si près, si loin

  • Les Montpelliérains n'ont jamais paru en mesure d'accrocher un billet pour les demi-finales.
    Les Montpelliérains n'ont jamais paru en mesure d'accrocher un billet pour les demi-finales. Icon Sport
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S’ils ont fait preuve de ténacité en revenant à portée de tir du club à la caravelle, les Cistes quittent logiquement la coupe d’Europe. Une édition sur laquelle ils peuvent néanmoins bâtir.

Qui n’aurait pas aimé être une petite souris, dans le brouhaha de Deflandre, pour décoder les vociférations de Zach Mercer, à l’endroit d’Olivier Azam ? Visiblement invité à sortir sur protocole commotion (67e), l’irremplaçable n°8 du MHR était bouillant dans la foulée d’un plaquage haut assené à Leyds. Sans doute faut-il y lire, surtout, la frustration de sentir les infimes espoirs de remontada définitivement échapper à son équipe, ramenée sur terre dans le dernier quart d’heure. Anecdotique, sa sortie remarquée restera toutefois le seul réel geste de dépit de la soirée. Le clan héraultais, lucide à chaud, évacuant très vite tout sentiment de déception. Le MHR n’avait tout simplement pas les reins assez solides pour espérer faire trébucher le vice-champion d’Europe en titre.

« Ce n’est pas volé, le résultat est logique. Aujourd’hui, il n’y a pas photo. », expliquait Vincent Rattez qui connaît mieux que quiconque, à Montpellier, les forces du collectif maritime. Il a fait partie du mécanisme jaune et noir, quatre saisons durant, jusqu’en 2020. « On redoutait vraiment ce jeu large-large avec Sinzelle et West. Ils jouent beaucoup pivots et vont sur les extérieurs, on le savait mais on a beaucoup subi, souligne l’ailier, très peu en vue dans son ancien jardin. Ils ont pu jouer sur une défense qui reculait, ils nous ont fait mal dans les 15m. À la fin, tu craques un peu… Deux oppositions de style. Le jeu de passe a gagné. »

« Bravo à La Rochelle, insiste son manager Philippe Saint-André. Ils ont été très solides dans les zones de contact. Quand on revient à trois points (22-19 à la 54e, N.D.L.R), j’avais vraiment l’impression qu’on était capables de le faire, de les faire douter. Mais on a fait des petites erreurs : des duels aériens imprécis, un jeu au pied direct en touche. On a manqué de précision dans le dernier quart d’heure. » D’expérience, aussi, sans doute.

« On a énormément appris »

Samedi, le tenant du titre de la Challenge Cup ne disputait que le deuxième quart de finale de son histoire, à l’échelon supérieur. Neuf ans après son baptême du feu, perdu 36-14 à Clermont au printemps 2013.

La fameuse taxe d’apprentissage, le MHR devait encore la payer, estime un PSA fier de la prestation de son groupe : « On est une jeune équipe. Ces matchs-là, il faut les découvrir, les jouer. Il ne faut pas oublier que c’était un quart à l’extérieur, ce n’est jamais facile. Pendant soixante minutes, on a su matcher contre l’une des meilleures équipes européennes, l’état d’esprit était irréprochable. On a retrouvé beaucoup de courage, de cœur. On a énormément appris. » 

« On apprend en tant que groupe et en tant qu’homme, rebondit Rattez. C’est toujours bien. Le jeune Louis Foursans jouait l’un de ses premiers matchs couperets avec l’équipe première au poste de 10. C’est délicat, il faut toujours une première. Avec l’expérience et les années qui passent, ça devient une source de motivation. Pour, à chaque début de saison, avoir envie de jouer des matchs avec une ambiance comme ça et une récompense à la clé quand ça se passe bien. » Tout n’est pas perdu.

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Romain Asselin
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