Pro D2 - Carcassonne victorieux face à Bayonne, mais pas encore qualifié

  •  Jérémy Boyadjis, Aurélien Azar et Maxime Gianet savourent ce succès, mais ne sont pas pour le moment qualifiés.
    Jérémy Boyadjis, Aurélien Azar et Maxime Gianet savourent ce succès, mais ne sont pas pour le moment qualifiés. Icon Sport
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A la faveur de son succès sur Bayonne jeudi soir, Carcassonne pensait tenir sa qualification. La victoire de Provence à Oyonnax, a redistribué les cartes. L’USC a besoin d’un point pour assurer sa place dans le Top 6. Verdict jeudi soir !

C’était une belle soirée, ce trois cent cinquante et unième match de l’US Carcassonne dans le monde professionnel, était un rendez-vous avec l’histoire. L’affiche entre le sixième et le premier dauphin a largement tenu ses promesses d’autant qu’à la demie -heure de jeu, Carcassonne s’est retrouvé à quatorze après l’exclusion du centre Martin Dulon. Malgré son infériorité numérique, Carcassonne et son tempérament maquisard ont réussi à déjouer les plans bayonnais.

Au coup de sifflet final, ce fut un immense moment d’émotion entre les 8000 spectateurs et les héros de la soirée. On a salué la « der » de Dede Ursache, on a ovationné avec juste raison, le capitaine Clément Doumenc (futur montpelliérain) pur produit de l’école de rugby. Le président, Frédéric Calamel et l’historique Jacques Talmier ont essuyé une petite larme.

L’euphorie de jeudi soir est retombée vingt -quatre heures après comme un soufflet après la prouesse (20-16) de Provence Rugby à Oyonnax. Les Bucco-Rhodaniens ont ainsi redistribué les cartes. Au terme de cette avant dernière journée, Carcassonne n’a pas encore validé son billet pour le Top 6. Pour être définitivement maître de son destin, l’USC doit ramener un point de son déplacement à Béziers ou compter sur un succès non bonifié des Provençaux face au Stade montois et pourquoi pas sur une victoire landaise.

« Reprise de l’entraînement mardi »

Jeudi soir, l’encadrement avait l’intention de faire souffler certains cadres. Dans l’état actuel des choses, Christian Labit et son encadrement sont dans l’obligation de changer leur fusil d’épaule. « Mardi on se remet au travail pour aller chercher une victoire à Béziers. Nous sommes si près du but. Personnellement, je veux jouer la phase finale et vivre encore des émotions avec mes hommes. » Ce maudit point qui fait défaut à l’USC, il renvoie à la journée inaugurale du 27 août dernier lors de la réception de Rouen.

Ce soir- là, Carcassonne maîtrise parfaitement son sujet. A cinq minutes du coup de sifflet final, il mène (30-9) avec le point du bonus en poche. A trois minutes du terme, une réalisation du talonneur normand, Jean-Etienne Lesueur contre le cours du jeu hotte le point du bonus à l’USC. On se souvient en conférence de presse, des propos amers de Christian Labit et de son immense frustration : « Nous ne sommes pas encore une grande équipe. Une grande équipe aurait conservé le bonus. J’espère que nous n’aurons pas à regretter ce point à la fin de la saison. »

Ses joueurs ont ainsi quatre -vingts minutes pour lui donner tort. Quand il manque une unité pour rejoindre le Top 6, Carcassonne ne peut qu’avoir des envies de Béziers. Jeudi soir face à Bayonne, l’équipe du capitaine Doumenc a certainement écrit une belle page de l’ère professionnelle carcassonnaise. A Raoul-Barrière, lors de son trois cent cinquante -deuxième match de Pro D2, elle peut entrer définitivement dans la belle histoire de l’USC.

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Didier Navarre
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