Ibrahim Diallo : « Il n’y a pas que le poids... Nous avons d’autres armes »

  • Ibrahim Diallo est, avec le numéro 8 Yoan Tanga, le meilleur défenseur du Racing.
    Ibrahim Diallo est, avec le numéro 8 Yoan Tanga, le meilleur défenseur du Racing. Icon Sport
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Au Racing 92, Ibrahim Diallo est, avec le numéro 8 Yoan Tanga, le meilleur défenseur du club francilien. Il détaille, pour nous, sa technique de plaquage.

Le quart de finale face à Sale a-t-il été difficile à digérer, d’un point de vue physique ?

On connaissait cette équipe anglaise, dense et rugueuse ; on s’y était préparé. Ca a tapé fort, des deux côtés, mais j’ai relativement vite récupéré. Je suis prêt pour un nouveau combat.

On dit que La Rochelle est encore plus lourd, plus puissant que les Sharks…

Nous connaissons cette équipe rochelaise sur le bout des doigts. Et c’est vrai : leurs joueurs sont encore plus massifs que ceux de Sale. Mais pour être champion d’Europe, il faut battre tout le monde . Alors…

Le paquet d’avants du Racing a été beaucoup pris pour cible en début de saison avant de se reprendre, ces dernières semaines. Avez-vous été vexé par les critiques ?

Bien sûr. Et nous avons beaucoup bossé ces derniers mois pour prouver que nous ne méritions pas toutes ces critiques. Au rugby, il n’y a pas que le poids. Nous ne sommes certes pas les plus lourds mais nous avons d’autres armes à faire valoir.

Où se jouera ce match, selon vous ?

Cette demi-finale sera je pense très fermée. A Lens, la défense qui prendra le dessus sur l’autre remportera la bataille.

Vous êtes justement, avec Yoan Tanga, le meilleur plaqueur du Racing cette saison. Quelle est votre technique de plaquage ?

Moi, je pars du principe qu’aux chevilles, l’adversaire tombe plus vite. Ca permet alors à un coéquipier d’intervenir pour tenter de gratter le ballon.

Vous ne plaquez jamais au ballon ?

Rarement. Si le mec est plus gaillard que toi, tu subis et derrière ça, c’est toute la ligne de défense qui doit reculer pour se repositionner. Je préfèrerai toujours aller vite et bas.

Comptez-vous vos plaquages, après les matchs ?

Oui, c’est un truc qui m’intéresse beaucoup. Je déteste rater des plaquages et après les matchs, je regarde toutes les stats et je décrypte dix fois l’action m’ayant vu manquer l’attaquant.

En avez-vous raté dernièrement ?

J’en ai raté un contre Sale et ça m’a mis les boules : j’ai alors repris le fil du match en vidéo, j’ai regardé trois fois l’action et j’ai pigé le pourquoi du comment. Je ne me ferai plus prendre.

Y a-t-il des adversaires plus durs à plaquer que d’autres, en coupe d’Europe ou en championnat ?

Je ne fais jamais attention au mec qui se présente à moi. Je fais ça à l’instinct. Mais parfois, les plus gaillards ralentissent leur course, m’attendent à l’impact et ça peut me destabiliser, oui. Il faut donc que je bosse là-dessus et que j’adapte mes courses en fonction.

Avez-vous toujours aimé le plaquage ?

Oui, c’est mon point fort depuis tout petit. En match, mon premier plaquage donne souvent le ton de ma performance. C’est celui qui me conditionne.

Contre lequel de vos coéquipiers travaillez-vous le plus vos plaquages, au Plessis-Robinson ?

Des fois, Dimitri Szarzewski (le coach de la défense francilienne) nous demande de faire des un contre un à l’entraînement et dans ces cas-là, j’aime bien prendre Louis Dupichot. Il me connaît par cœur, sait comment je plaque. Il me prend sur les appuis, ça m’énerve mais ça me fait progresser. Un ailier, c’est difficile à prendre : il va vite, navigue, crochète ; quand tu défends sur un pilier, c’est plus simple : le mec va souvent tout droit, quoi.

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