Champions Cup - Pour le Stade rochelais, opération stop aux cadeaux

  • Gregory ALLDRITT et Uini ATONIO
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Un contre Perpignan à Deflandre, un autre à Toulouse et deux supplémentaires face à Montpellier à la maison. Ça commence à faire une petite collection, mine de rien. Sur ses trois dernières sorties, le Stade rochelais a plus ou moins offert pas moins de quatre essais, à ses adversaires. Soit plus de 40 % de ses points encaissés. "On commence à être adeptes de ces essais casquettes, malheureusement, grimaçait samedi dernier Grégory Alldritt, après avoir composté son billet pour le dernier carré, aux dépens de Montpellier. Il va falloir régler ça, on ne peut pas se permettre de donner des points aussi facilement." Encore moins à un moment de la saison empli de matchs couperets.

Pas loin d’être irréprochable dans l’exécution collective des tâches défensives, le vice-champion d’Europe paye des erreurs individuelles. Dans l’ordre, une réception de renvoi dégueulée, un jeu au pied contré, une mésentente aérienne puis un ballon cafouillé au sol dans la foulée d’un arrachage pourtant stratosphérique. Dans les deux premiers cas, La Rochelle venait tout juste de planter un essai. La thèse du relâchement ? "Ou peut-être de la facilité, avançait Jules Plisson après la réception de l’Usap. "C’est plus facile à améliorer que quelque chose en attaque", positivait en tout cas Victor Vito dimanche dernier tout en regrettant ces "petites fenêtres" ouvertes par les Rochelais "pour permettre aux équipes de revenir."

Un problème, quel problème ?

"Est-ce que c’est un problème ? Pas forcément", nuance aujourd’hui Romain Carmignani, préférant retenir la "super première mi-temps" réalisée face au MHR, leader du Top 14. Et pour qui ces offrandes relèvent de simples "faits de jeu" à côté de la "dalle" manifestée par son groupe, assoiffé de revanche après la défaite en finale de l’an dernier.

"C’est un problème pour Grégory, vous dites ? [Il sourit] C’est bien qu’on ne soit pas d’accord. Comme ça, on peut discuter et faire des vidéos la semaine, poursuit le coach des avants maritimes. Les joueurs râlent, c’est normal, ça fait partie du jeu. Mais on est dans le détail. On est plus sur les attitudes que les aspects du jeu. On ne va pas tout remettre en question. Il y a des moments de flottement mais, pour moi, ce n’est pas…" Pas une source d’inquiétude, vous l’aurez compris.

Le staff maritime a sans doute en tête, aussi, avant de retrouver le Racing, le tour de force réussi face aux Franciliens pas plus tard que fin mars. Et ce 19-0 infligé aux Ciel et Blanc à Deflandre, dans un match ô combien crucial pour rester dans la course aux phases finales. Plus de huit ans que le club de Jacky Lorenzetti n’avait plus terminé une rencontre fanny. Aucun cadeau rochelais, ce soir-là. La hotte désormais bien remplie, le Père Noël maritime ferait quand même mieux d’éviter d’en distribuer d’autres, dimanche, pour s’offrir une finale. R. A.

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