Pro D2 - L'ultime journée de Pro D2 : tout ça pour rien !

  • Malgré une prestation en demi-teinte, les Columérins seront bien du rendez-vous des phases finales. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Malgré une prestation en demi-teinte, les Columérins seront bien du rendez-vous des phases finales. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Cette dernière journée de Pro D2 devait être un rendez-vous hitchcockien. Elle a finalement accouché d’un statu quo total. Seuls les Bressans ont fait passer quelques frissons à l’heure de jeu dans l’espoir d’un maintien. Mais ce fut bref.

Tout s’est terminé comme cela avait débuté, avec des larmes. D’abord, avec cet hommage à Kelly Meafua, troisième ligne de Montauban décédé tragiquement dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Aux pleurs des joueurs de David Gérard sur la pelouse de Nevers ont succédé les sanglots des Bressans sur celle de Grenoble. Après leur succès lors de la 29e journée face à Colomiers (34-13), les joueurs de Fabrice Estebanez pouvaient espérer, malgré trois points de retard au classement sur Rouen au coup d’envoi, obtenir le maintien. Las, ils n’ont pas réussi à faire tomber les Isérois et sont une nouvelle fois relégués un an après leur retour dans le monde professionnel. Un coup dur au regard du scénario de la rencontre. Et pour cause. A l’heure de jeu, un essai de Clément Jullien permettait à Bourg-en-Bresse de prendre l’avantage au score (16-17). Un minuscule point d’avance synonyme de maintien. Mais l’espoir n’aura duré que sept minutes avant que les Grenoblois ne reprennent l’avantage et s’imposent définitivement.

Rouen humilié, mais Rouen sauvé

Conséquence, c’est Rouen qui avait le sourire au coup de sifflet final de cette phase régulière. Malgré une lourde défaite (53-13), les Normands demeurent en Pro D2. Et qui dit lourde défaite à Bayonne, dit point de bonus offensif pour les Basques, synonyme de qualification directe en demi-finale. A tout dire, il n’y a pas eu de suspense pour cette deuxième place. A aucun moment de la soirée, Oyonnax, en lutte avec les joueurs de Yannick Bru, n’a pu renverser la situation. A aucun moment, le club de l’Ain n’a pu y croire tant ses joueurs se sont montrés fébriles et maladroits. A la pause, les "Oyomen" étaient menés par Aurillac (17-7), quand l’Aviron avait déjà inscrit trois essais (22-6). Bref, une dernière journée qui n’aura rien changé au classement entre ces deux formations.

Vous l’aurez compris, pour l’ascenseur émotionnel, il faudra repasser. Même l’accession au top 6 n’a pas franchement été teintée de suspense. A peine, l’espace de quelques instants, les Carcassonnais, cinquièmes au coup d’envoi de cette ultime journée, ont reculé d’un rang pour laisser Colomiers les devancer. C’était à la demi-heure de jeu quand Béziers a pris l’avantage au score (7-6) et ça n’aura duré que… trois minutes. La suite ? Les joueurs de Christian Labit ont fait le job pour conserver leur position avant ce dernier match. Colomiers, également. Les banlieusards toulousains ont peiné face à Agen pour construire un précieux succès synonyme de sixième place. Ils ont bien fait. Dans le même temps, Provence Rugby, septième au coup d’envoi de la rencontre, s’est offert le scalp du leader montois, bonus offensif en prime. Pour rien, finalement.

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Arnaud Beurdeley
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