Féminines - Une très grosse cylindrée à la trappe dès dimanche !

  • Romagnat, tenant du titre, reçoit Montpellier ce week-end.
    Romagnat, tenant du titre, reçoit Montpellier ce week-end. Midi Olympique - Stéphanie Biscaye
Publié le

Le déplacement de Montpellier (lauréat en 2017, 2018 et 2019) à Romagnat, tenant du titre, polarise les regards des suiveurs. Mais attention, le reste du « quatre quarts » est tout aussi appétissant et le suspense pourrait garder ses prérogatives plus longtemps que prévu.

Qui dit grand huit dit parfois chute brutale voire vertigineuse. Telle est la dure loi d’une compétition appelée à occuper seule la tête de gondole, le premier tour du Play-Down (Lille-Villeneuve face à Paris), lui, ne se déroulant pas à l’ombre du couperet.
Toujours est-il que la performance majuscule de Blagnac n’a pas fait que des heureuses dimanche dernier.

Autant en Gironde, la donne ne change jamais qu’au niveau de l’opposition et non pas en ce qui concerne l’ordre des rencontres (le Stade bordelais, dauphin du leader pourtant en ballottage défavorable au coup d’envoi, reçoit Bobigny alors que « l’hypothèse Grenoble » était la plus plausible en tout début de semaine), autant Montpellier est au pied du mur.

Pour une petite unité de goal-average au cumul des rencontres de la phase régulière, les protégées de Patrick Raffy et de David Theillet, une fois n’est pas coutume, n’auront pas les faveurs du pronostic. Et pour cause. Les Auvergnates, championnes de France en titre, ne sont pas près de rendre la couronne dont elles avaient d’ailleurs dépossédé les légendaires Coccinelles sur la pelouse toulousaine des Sept-Deniers, au printemps dernier !

Les Lyonnaises, néophytes absolues

Pour les Bordelaises, cette toute première incursion dans la cour des grandes rend difficile la formulation d’un pronostic fiable. Néanmoins, les Lionnes de Sainte-Germaine, sur ce qu’elles ont montré depuis septembre et dans le sillage d’individualités au moins aussi connues (Fall, Sochat, Puech, Amédée, Aloulou) qu’une bonne partie de leurs homologues, doivent pouvoir franchir l’obstacle.

De son côté, Bobigny, qui a peiné face à ces mêmes Iséroises (31-22), se rendra sans pression excessive en Gironde. Des Louves qui, via le très beau parcours effectué en Coupe de France (dont la finale a généré bien des regrets), ont d’ores et déjà sauvé leur saison, la qualification en troisième position dans une poule 1 plus homogène qu’il n’y paraît ne coulant pas de source. Cette poule, c’était celle du Stade toulousain, intouchable détenteur d’un leadership dont toute la Ville rose attend le prolongement.

Et ce quand bien même la formation d’Olivier Marin, Rémy Fabre et Pascal Belaubre évolue forcément dans l’ombre des « héros de Dublin ». Nul n’imagine les Lyonnaises, complètement néophytes à un stade aussi avancé de la compétition, créer l’énorme surprise, à plus forte raison en terres balmanaises (transfert de la rencontre oblige et non plus sur le terrain d’honneur d’Ernest-Wallon). Idem pour Grenoble, hôte du favori blagnacais. Méfiance tout de même, une formation désireuse, selon l’expression consacrée, « d’en garder sous la semelle » en vue de l’échéance ultérieure, prenant par la même occasion de gros risques. Qui vivra verra…

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Philippe ALARY
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?