Champions Cup - Ronan O'Gara : « Atonio était intéressant… il devient impitoyable »

  • Ronan O'Gara a apprécié la performance de son pilier droit.
    Ronan O'Gara a apprécié la performance de son pilier droit. Icon Sport
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En conférence de presse, Ronan O’Gara est longuement revenu sur la performance de son équipe et en a profité pour saluer l’immense prestation de Uini Atonio, inclassable à Bollaert.

Que ressentez-vous après cette victoire en demi-finale ?

C’est une grande fierté pour le club, les joueurs et les supporters. Une deuxième finale consécutive en coupe d’Europe, c’est quelque chose d’énorme et de très émouvant. Je regrette néanmoins ces tribunes à moitié vides car ça, ce n’était pas digne de la Champions Cup. Mais bon… Jouer à Lens n’était pas notre décision. Nous avons joué avec les cartes que l’on a bien voulu nous donner.

Techniquement, quelle est votre analyse de la rencontre ?

Ce ne fut pas notre meilleur match et globalement, ce ne fut pas un très bon spectacle pour les spectateurs et les téléspectateurs. Clairement, nous avons été très loin de notre top niveau et il y eut beaucoup de fautes de main. Même à 15 contre 13, on n’a jamais su tuer le match malgré des opportunités partout. Mais au fil de cette rencontre, les joueurs ont progressé et sont peu à peu montés en puissance. C’est le plus important. Ceci dit, nous sommes tous conscients qu’il faudra élever notre niveau de jeu si l’on veut battre le Leinster en finale, dans quinze jours.

Vous avez été au-delà de la souffrance, à Lens…

Dimanche après-midi, nous avons vu quarante-six joueurs en souffrance. À la mi-temps, j’ai d’ailleurs demandé aux joueurs s’il faisait très chaud sur la pelouse. Ils m’ont répondu que non. Alors, je leur ai dit : « Mais pourquoi vous roulez à 5 km/h, dans ce cas ? » Pour revenir à votre question, les joueurs ont évidemment beaucoup donné puisqu’après avoir été menés 10 à 0, ils l’ont remporté ce match 20 à 13. Ce n’est pas rien. C’est notre force de caractère qui nous a permis de nous imposer dans cette demi-finale.

Comment jugez-vous la performance de votre ouvreur Ihaia West, plutôt maladroit dans ses tirs au but au stade Bollaert ?

Le premier échec lui a fait beaucoup de mal car cette première pénalité était assez facile. Mais selon moi, Ihaia West a beaucoup changé ces derniers six mois. Il travaille beaucoup ; il travaille dans l’ombre et je respecte ça. Et puis vous savez, le vent était assez capricieux à Lens. Nolann Le Garrec, habituellement super fort dans les tirs au but, en a d’ailleurs raté deux dimanche après-midi.

En défense, la stratégie du Racing fut particulièrement efficace en début de match. Comment l’expliquez-vous ?

Je suis ouvert au jeu mais on aurait parfois dû garder la balle au contact et enchaîner avec un temps de jeu supplémentaire. À Lens, on a vu beaucoup de chisteras de notre part et ce n’est pas intéressant. Les chisteras, ça ne marche qu’une ou deux fois par saison.

En revanche, la mêlée et les mauls pénétrants vous ont fait beaucoup de bien…

Oui. Il me faut encore une fois saluer la performance de Uini Atonio, qui a été énorme. Quelle saison il réalise. Uini, il était intéressant et devient aujourd’hui impitoyable. Il n’y a pas un pilier droit avec ce profil dans le monde. Il a tout donné à Lens et a mérité de bien manger dans les vestiaires, après la rencontre.

Quelle opinion avez-vous du Leinster, tombeur du Stade toulousain en demi-finale ?

Les Leinstermen sont précis dans tout ce qu’ils entreprennent et surtout hyper "fit" (affûtés). Mais je vais me pencher sur la tactique un peu plus tard. L’important, aujourd’hui, c’est de prendre du plaisir avec les joueurs et de célébrer.

En tant qu’ancien Munsterman, quel sentiment cela vous procure-t-il d’affronter le Leinster en finale ?

C’est une finale de Champions Cup, rien de plus. Déjà, je vais basculer sur le championnat parce que ce week-end (face au Stade français), c’est une autre finale qui nous attend pour la qualification en Top 14.

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