Champions Cup - La Rochelle au plus près des étoiles

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La Rochelle va disputer sa deuxième finale de Coupe d’Europe et sa troisième finale consécutive en un an. Les Maritimes ont maintenant acquis l’expérience nécessaire à un tel événement, même s’ils ont rendez-vous avec une équipe du Leinster qui a déjà soulevé quatre fois le trophée...

Tous les managers qui ont gagné des titres aiment à le répéter. Tout se construit, rien n’arrive par hasard et encore moins par surprise. Il convient souvent d’échouer, de se rapprocher, de tourner autour d’une coupe ou d’un bouclier avant de soulever un trophée. Bref, c’est en disputant des finales qu’on apprend à les gagner.

Un apprentissage, aussi cruel que malheureux mais terriblement nécessaire. Les amoureux de sport et de ballon rond ont tous en mémoire la célébration de Basile Boli, buteur victorieux lors de la seule victoire française en Ligue des Champions de football. Le défenseur marseillais mimait les larmes qu’il n’avait pu retenir deux ans plus tôt, après la défaite de son équipe lors de sa première finale disputée. Puis, il haranguait les supporters en signifiant que c’était fini. Il n’était plus question de pleurer.

Clin d’œil de l’histoire. C’est à Marseille, au stade Vélodrome, que La Rochelle va disputer sa deuxième finale européenne consécutive et tenter de remporter son premier titre continental, et ainsi devenir le quatrième club français à réussir cet exploit en rejoignant Toulouse, Brive et Toulon au milieu des étoiles.

Les hommes de Ronan O’Gara ont pleuré, plus que de raison même. Ils ont commencé à flirter avec l’ivresse des grands soirs le 22 mai 2021, échouant en finale de Coupe d’Europe face au Stade toulousain, qui devenait alors le club le plus titré sur la scène continentale. Ils sont encore tombés face à ce même adversaire le 25 juin de la même année. en finale du championnat. Là encore, des Rochelais néophytes ont subi la loi du club qui collectionne le plus de Brennus.

« C’est énorme, se retrouver une deuxième fois en finale, c’est une grande fierté pour le club », Ronan O’Gara, Manager de La Rochelle

La Rochelle espère donc maintenant que l’apprentissage est terminé, qu’il est l’heure de récolter les lauriers. En tout cas, cette qualification pour leur troisième finale consécutive en douze mois démontre que La Rochelle est maintenant un grand d’Europe, capable de répéter les performances de très haut niveau, de vivre les événements sans les subir, et de se frayer un chemin jusqu’à la dernière marche même dans un match qui ne restera pas dans les mémoires. C’est aussi ça la force d’une grande équipe, comme le soulignait Ronan O’Gara : « C’est énorme, se retrouver une deuxième fois en finale, c’est une grande fierté pour le club, pour les supporters. On aimerait tous gagner quelque chose, mais enchaîner deux finales, c’est super […] C’est l’équipe la plus forte mentalement qui a gagné ce soir (dimanche). On a progressé, les joueurs ont su trouver des solutions, on a fini après 80 minutes avec un essai, alors que normalement on aurait pu se relâcher. C’est intéressant pour moi, en tant que coach, d’avoir vu ce match, et voir comment on peut s’améliorer face au Leinster. »

En effet, La Rochelle a encore rendez-vous avec un grand habitué des finales européennes, qui affiche fièrement quatre étoiles sur son maillot. L’expérience d’une seule finale disputée sera-t-elle suffisante face à cette équipe du Leinster, pour ne pas dire d’Irlande, qui a subjugué toute l’Europe du rugby en survolant sa demi-finale face au champion en titre ? Certes, les Irlandais de Leo Cullen partiront avec le statut de favoris puisqu’ils se préparent toute la saison pour cet événement, qu’ils sont aussi bien programmés que protégés pour jouer leur meilleure partition sur la scène européenne. Mais, les Rochelais ont aussi en mémoire qu’ils avaient battu cette même équipe en demi-finale la saison dernière. Ils avaient livré une performance exceptionnelle afin de mettre à terre cette province du Leinster, dominant même outrageusement les débats. Les Rochelais l’ont déjà fait, ils peuvent donc le refaire. Ils auront aussi la chance de jouer sur le sol français. Et malgré les 822 kilomètres qui séparent La Rochelle et Marseille, il est certain qu’aucun dirigeant, joueur ou supporter rochelais ne trouvera la route trop longue le 28 mai.

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Nicolas AUGOT
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