Oyonnax : attendus au rebond

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    Attendus au rebond - Stéphanie Biscaye
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Les Oyomen qui restent sur deux revers consécutifs retrouvent Colomiers, qui les a battus deux fois cette saison.

Il y a avait eu les promesses d’un premier succès rapporté de Grenoble dès l’ouverture du championnat, aussitôt douchées par le revers subi lors du premier match à domicile face à Colomiers (21-23). Oyonnax avait alors su rebondir pour tenir le rythme impressionnant de quatorze victoires en quinze journées et réaliser une suite de dix victoires consécutives… stoppée lors du match retour à Colomiers (29-17). Là encore le rebond avait permis aux Oyomen de se retrouver, non sans avoir subi lors de leurs déplacements à Mont-de-Marsan, Montauban et Bayonne, pour entamer une nouvelle suite de quatre matchs sans défaite avant de manquer leur dernier rendez-vous à Mathon (défaite 16-20 face à Provence Rugby, N.D.L.R.) sans parvenir à se relancer lors du voyage final à Aurillac. Le rappel suscite une interrogation. Le club de l’Ain saura-t-il rebondir une fois encore au moment de retrouver sa bête noire, Colomiers, en match de barrage.

Aller le plus loin possible dans la compétition

L’équipe du Haut-Bugey aura l’avantage non négligeable d’évoluer sur sa pelouse, comme en mai 2021 quand elle avait éliminé, au même stade de la compétition, les Columérins (28-22) victorieux quelques semaines plus tôt sur la pelouse de Mathon lors de la phase régulière. Reste à mesurer l’impact mental que peuvent avoir les deux revers essuyés en fin de championnat, voire la légitime déception de n’avoir pas su décrocher une demi-finale à domicile qui semblait pourtant à la portée des Aindinois. Joe El Abd, leur manager, se veut rassurant : "Sur ces deux matchs nous avons avant tout manqué de réalisme, pêché dans la discipline. Comme nous l’avons fait tout au long de la saison nous allons nous servir de ces matchs pour continuer à travailler afin de corriger nos erreurs."

La question du rebond, Bilel Taieb, troisième ligne emblématique d’Oyonnax, ne se la posait pas après la défaite concédée face à Provence Rugby : "Nous n’avons rien fait, rien terminé. Il faut vite basculer sur la suite. Nous prendrons tout ce qu’il y a à prendre".

Il serait faux de penser que le camp oyonnaxien vit le fait de passer par les barrages comme un échec. Dès le coup d’envoi de la compétition il s’était préparé à cette éventualité en ne se fixant qu’un unique objectif, celui d disputer la phase finale.

À Aurillac, malgré la défaite, Oyonnax a retrouvé certaines de ses valeurs, comme veut le retenir Joe El Abd : "C’était un bon test pour retrouver notre état d’esprit." En remodelant son groupe, le patron des Oyomen avait aussi une volonté : "Il était important de remobiliser tout le monde dans la perspective du barrage face à Colomiers. Cela doit nous permettre d’aligner la meilleure équipe possible."

Depuis juillet, les Oyomen n’ont eu qu’un credo celui de terminer le plus haut possible dans le classement. Ils en ont aujourd’hui un autre, aller le plus loin possible dans la compétition. Voilà qui ramène au constat récemment posé par leur président, Thierry Emin : "Dans un passé récent nous avons perdu le match d’accession face à Grenoble en 2018, mais aussi les demi-finales des deux dernières saisons de Pro D2 qui ont pu aller à leur terme, à Mathon face à Bayonne en 2019, puis à Perpignan l’an passé. Aujourd’hui nous devons passer un cap". Ce sera le défi d’Oyonnax qui plus qu’un rebond à provoquer a désormais un cap à franchir.

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Jean-Pierre DUNAND
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