Basson : «J’ai envie que l’histoire à Nevers se termine dans quatre semaines»

  • À gauche, Coenie Basson, entraîneur spécialisé de la défense à Nevers
    À gauche, Coenie Basson, entraîneur spécialisé de la défense à Nevers - Stéphanie Biscaye
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Coenie Basson - Entraîneur spécialisé de la défense à Nevers : L’ancien deuxième ligne sud africain sait bien que ce duel face à carcassonne n’aura rien d’évident mais il sait aussi que ses neversois ont aujourd’hui les capacités de terminer cette saison en beauté.

Comment abordez-vous ce premier match de barrage à domicile ?

Avec beaucoup de fierté et de sérieux. La Pro D2 est une compétition de qualité, très dure, surtout cette année. En début de saison, les joueurs voulaient atteindre la qualification, et cette quatrième place. Chapeau à eux, car c’était un championnat très serré jusqu’à la fin. Les joueurs et le staff ont fait un très bon travail, mais ce n’est pas fini.

Vous allez retrouver Carcassonne, une équipe contre laquelle les deux matchs ont été très intenses et incertains jusqu’à la 80e minute…

Carcassonne a de grosses ambitions, comme nous. Les matchs entre nous sont toujours de belles affiches, c’est costaud, il y a du combat. Ce sera une bonne image de la Pro D2. On a bien regardé nos matchs, on les a bien analysés, et depuis qu’on a retrouvé les joueurs dimanche soir, on fait de très bonnes séances, avec un très bon état d’esprit.

Justement, quel est l’état d’esprit des joueurs à l’approche de cet événement ?

Il y a un peu de tension, mais c’est de la bonne tension. C’est de l’énergie, la volonté de bien faire, de ne pas être déçu. Même les joueurs qui ne sont pas forcément concernés par ce match sont impliqués. Les blessés sont les plus importants, ce sont eux qui, dans le couloir, avant le match, encouragent les autres.

Vous avez connu les phases finales de Pro D2 comme joueur avec Lyon. Est-ce qu’il y a une expérience à transmettre aux joueurs ?

J’ai été champion de France de Pro D2 deux fois avec le LOU. Ce que je peux apporter aux joueurs, c’est qu’il faut être calme. Un barrage à domicile, c’est excitant, c’est magnifique, tout le monde vibre, ça me donne même envie de jouer, si je le pouvais. Mais il faut absorber l’événement. Le plus important va être la discipline, ça va être d’arriver à garder ses émotions.

Quelle est la différence entre le Nevers du premier barrage de Pro D2 en 2019, et celui de 2022 ?

La mentalité, la solidarité, la maturité. Humainement, on a un très bon groupe. On n’a pas de stars, on a des jeunes joueurs, et la réussite est dans le collectif. On échange et on progresse ensemble. Le staff est très solidaire, le président et les joueurs aussi. C’est une force, ça ne casse pas, et c’est ce qui est beau.

Vous allez partir pour le LOU, après avoir vécu six ans à Nevers, la fin de votre carrière de joueur et vos débuts d’entraîneur. Ce sont des semaines particulières pour vous aussi, non ?

J’ai passé des années fabuleuses. Ici, ce ne sont pas des collègues, c’est ma famille. J’ai bossé avec un staff formidable, j’aurai du respect toute ma vie pour Xavier Péméja. C’est grâce à tout ce travail, grâce aux joueurs, que j’ai l’opportunité de partir en Top 14. Retourner à Lyon, c’est une fierté. Mais j’ai envie que l’histoire à Nevers se termine dans quatre semaines, qu’on joue encore trois matchs. Le président mérite ça.

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Sébastien Chabard
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