L’USC a un défi complexe, mais pas irréalisable

  • Samuel MARQUES (Carcassonne).
    Samuel MARQUES (Carcassonne). Icon Sport - Icon Sport
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L’USC joue le premier match de phase finale de son histoire en Pro D2. Si cette rencontre est historique, les Audois connaissent la recette pour briller.

Carcassonne n’est pas là par hasard. Depuis le début de la saison, les Audois brillent par leur capacité à pouvoir accrocher n’importe quelle équipe du championnat. Cette saison, seuls Oyonnax, Bayonne et Mont-de-Marsan ont réussi l’exploit de battre les Canaris, avec plus de dix points d’écart au score. C’est dire la force mentale de l’USC, qui est d’ailleurs la quatrième équipe du championnat à l’extérieur. Alors ce barrage sur la pelouse de Nevers, aussi nouveau et historique soit-il, n’est en rien une montagne insurmontable. "On l’appréhende normalement, acquiesçait Christian Labit. L’histoire continue, c’est tout."

Pas de changement particulier donc dans la manière de préparer la rencontre de ce jeudi, si ce n’est peut-être un peu plus de récupération et de réflexion tactique. Les cadres sont fatigués, et c’est normal. Regardez par exemple l’inusable et indispensable Aurélien Azar, qui a joué 27 des 30 matchs cette saison. "On fait cette semaine avec moins d’intensité parce que les deux derniers matchs ont été usants pour les organismes", précisait le manager, conscient que ces dernières semaines, la course aux phases finales a laissé des traces. Cette régénération des corps est d’autant plus importante que face à Nevers, il ne devrait pas y avoir d’économie. Déjà parce qu’il s’agit d’un barrage de phase finale et que, par définition, le curseur d’intensité va largement augmenter. Mais aussi parce que l’USON possède un pack redoutable, qui met généralement au supplice son vis-à-vis avec une arme létale : le ballon porté.

Apporter une pincée de folie ?

Labit illustrait : "On va essayer de trouver les solutions pour tenter de les contrer. Pour eux, c’est une arme, ils s’appuient beaucoup sur ça. On va tout mettre en place pour les contourner et gagner. Si ça doit passer par autre chose que par du jeu simple, on va passer par du jeu différent. On a prévu des choses qui peuvent les perturber. Il faut que leur point fort devienne un point faible." Comme tous les matchs à l’extérieur, la solution pourrait venir d’une pincée de folie. Rendre la rencontre imprévisible et débridée pourrait être la force des Carcassonnais face à ces Neversois si pragmatiques. C’est d’ailleurs ce qui a été le cas lors des rencontres entre les deux équipes cette saison. À l’aller, les Carcassonnais avaient emballé le match pour s’offrir une remontée, tandis qu’au retour, malgré un fort suspense, ils avaient craqué en toute fin de match. "On a le sentiment aussi que la dernière fois qu’on les a joués, on s’est fait voler la victoire dans les deux dernières minutes, précisait Labit. Je souhaite cette fois qu’on ait un arbitrage cohérent, intelligent et honnête."

Il n’empêche que cette rencontre pourrait donner des idées aux Audois, sur une pelouse du Pré-Fleuri si impénétrable cette saison (seulement une défaite à domicile pour Nevers). L’USC aura aussi l’avantage de n’avoir aucune pression. Après avoir marqué l’histoire du club en se qualifiant, les hommes de Labit vivent toute cette fin de saison comme un bonus. "Et puis c’est douze millions de budget contre cinq, constate le manager. Notre objectif c’est de prendre du plaisir. On est conscient que ça va être très compliqué. Ils vont jouer devant le stade plein, chez eux un jeudi…" Ce qui n’empêche pas les Audois d’avoir faim : "J’ai dit aux garçons : "Il faut être champion de France." Il faut qu’ils marquent l’histoire du club mais leur histoire à eux aussi."

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Yanis Guillou
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