Milhet (Stade montois) : "La priorité, c’est le bouclier"

  • Patrick Milhet, entraîneur du Stade montois.
    Patrick Milhet, entraîneur du Stade montois. Icon Sport - Icon Sport
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Sans langue de bois, le manager montois s’est livré sur la préparation de la demi-finale et les objectifs du club.

Avant de parler de cette demi-finale, comment analysez-vous cette phase préliminaire ?

La vraie question, c’est "Qu’est-ce qui nous a fait passer d’une saison à l’autre d’une équipe qui lutte pour le maintien à une équipe qui finit en tête du championnat ?" Cela s’explique par plusieurs paramètres : la densification de l’effectif et du staff, nos stages de début de saison qui ont permis de voir s’opérer très tôt une alchimie au sein du groupe, au sein du staff, entre les joueurs et le staff. C’est ce qui nous a permis de bien débuter et c’est bien sûr le paramètre le plus important. En remportant nos premiers matchs, nous avons emmagasiné de la confiance, nécessaire à la performance.

Justement cette confiance, n’avez-vous pas peur qu’elle puisse vous nuire dans des matchs de phases finales ?

Bien au contraire. Sur nos dernières rencontres, nous avons parfois été un peu bousculés, ce qui est une bonne piqûre de rappel au cas où nous nous verrions trop beaux. La confiance, c’est celle que les joueurs ont donnée à notre système, et celle que le staff a montrée aux joueurs. Nous avons beaucoup fait tourner l’effectif cette saison pour montrer à tous que nous leur faisions confiance et que nous considérions chacun avec la même importance, même s’il y a de fait, une hiérarchie. Et les joueurs se sont tous engagés pour le collectif avant de penser à leur performance personnelle, ce qui est très positif. Quand vous allez gagner nettement à Aurillac, où peu d’équipes se sont imposées, en changeant douze titulaires par rapport au match précédent, c’est la preuve que vous avez un vrai groupe.

Vous avez à gérer dix-sept jours sans compétition avant le grand rendez-vous du 29 mai. Avantage ou inconvénient ?

Un peu des deux. Bien sûr, la meilleure préparation, c’est la compétition. Néanmoins, nous sommes à une période de la saison où les corps ont besoin de se régénérer. Nous avons fait le job pour jouer une demi-finale à domicile, on ne va pas se plaindre. Il faut aussi mesurer que nos adversaires potentiels, lorsqu’ils vont nous rencontrer, joueront leur quatrième rencontre d’affilée sans avoir pu faire aucune impasse.

Justement, comment avez-vous organisé cette préparation ?

Nous n’avons repris le rugby que mardi. Avant cela, nous avons passé deux jours dans une ferme, à travailler la terre landaise. Cela a été une belle expérience et une découverte pour beaucoup dans ce groupe. Une façon de rester connectés à nos racines, au territoire dont nous sommes fiers de porter les couleurs. Les joueurs auront encore deux jours de repos ce week-end puis nous attaquerons notre dernière semaine de préparation sans changer nos habitudes, avec trois jours de travail, un jour de repos, la mise en place le vendredi et une mise au vert le samedi.

Les pensées des supporters montois sont très occupées actuellement par l’état de santé de certains joueurs majeurs du groupe. Pouvez-vous faire un point sur ce sujet ?

Mis à part Simon Renda, Baptiste Hézard et José Luis Gonzalez dont la saison est terminée, l’intégralité du groupe est au travail, avec deux incertitudes encore concernant Willie Du Plessis et Wame Naïtuvi. Nous allons laisser les kinés et préparateurs physiques faire leur travail. S’ils sont aptes tant mieux, dans le cas contraire, nous saurons gagner sans eux.

On vous imagine plancher déjà sur tous les scenarii possibles pour la saison prochaine. Comment gérez-vous à la fois la demi-finale et le prochain exercice ?

Le début de saison prochaine est déjà planifié et le recrutement bouclé pour le Pro D2. Si nous montons, nous devrons regarder les opportunités qui se présenteront en France et à l’étranger. Mais entre nous, nous ne parlons jamais de Top 14. Nous parlons uniquement de bouclier. Vingt ans après le dernier titre, ce serait le plus beau cadeau que nous pourrions faire à nos supporters.

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Pierre BAYLET
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