Oyonnax doit désormais franchir un cap

  • Après deux défaites face à la Colombe en phase régulière les Oyomen de Théo Millet retrouvent les Columérins pour un barrage à domicile comme la saison précédente. Ils espèrent parvenir à réitérer leur prouesse de 2021.
    Après deux défaites face à la Colombe en phase régulière les Oyomen de Théo Millet retrouvent les Columérins pour un barrage à domicile comme la saison précédente. Ils espèrent parvenir à réitérer leur prouesse de 2021. Photo Icon Sport - Photo Icon Sport
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Comme il y a un an, Oyonnax retrouve en match de barrage une équipe de Colomiers qui l’a battue à deux reprises dans la phase régulière.

À la veille de la confrontation entre Oyonnax et Colomiers, en match de barrage, Thierry Emin pose un constat objectif : "Cette saison, Colomiers nous a battus à deux reprises, c’est la seule équipe à l’avoir fait et cela démontre, si besoin en était, sa valeur." Le président oyonnaxien pousse même un peu plus l’analyse : "Au cours des deux dernières saisons, nous avons rencontré Colomiers à cinq reprises et nous n’avons gagné qu’une seule fois, en match de barrage l’an passé à Mathon." Lors de la saison 2020-2021 Oyonnax avait obtenu le partage en terres columérines (16-16) avant de s’incliner sur la pelouse de Mathon au match retour (25-34).

La troisième manche, celle des barrages, était revenue aux Oyomen (28-22), la différence s’étant faite au nombre de pénalités (7 à 5) aux dépens d’une équipe columérine privée en fin de première période de son buteur, Jules Soulan… aujourd’hui oyonnaxien. Cette saison, Colomiers est venu chercher la victoire dès le premier match à Mathon (21-23) avant de récidiver sur ses terres (29-17) en stoppant une série de dix succès consécutifs des Oyomen. Dans l’histoire du Pro D2 les deux clubs se sont croisés à vingt-trois reprises pour un bilan de deux nuls, dix victoires oyonnaxiennes, onze succès columérins.

"Il ne faut pas s’arrêter au classement, ni même au fait que nous aurons l’avantage de jouer à Mathon. Colomiers sera le favori", assure le président oyonnaxien sans doute rendu prudent par la défaite concédée devant Provence Rugby (16-20) par son équipe lors de son dernier match à domicile et par l’impact qu’elle pourrait avoir, y compris concernant la mobilisation des supporters. "Cette défaite a laissé des traces, mais le match de barrage contre Colomiers nous offre l’opportunité de les effacer", espère-t-il.

Face à son destin

Reste dans cette approche la statistique qui rappelle que depuis l’adoption de la nouvelle formule, les portes du Top 14 se sont toujours ouvertes devant le premier et le troisième de la phase régulière. Thierry Emin en accepte volontiers l’augure mais en étant convaincu que les Columérins seront fermement résolus à la faire mentir.

"Nous ne devons pas nous leurrer, au regard des résultats de cette saison, Oyonnax est l’outsider. Notre unique préoccupation pour le moment est de réussir à battre cette équipe de Colomiers et il est évident que pour y parvenir nous devrons être en mesure de réaliser une grosse performance." Voilà le défi clairement posé en soulignant au passage une forme d’évidence. Dans ce duel avec sa bête noire, c’est bel et bien la formation du Haut-Bugey qui aura le plus à perdre. Depuis longtemps l’équipe de l’Ain a acquis l’assurance de disputer la phase finale alors que les Columérins ont lutté jusqu’au bout pour être invités au bal final.

Là où Oyonnax reste sur deux revers consécutifs, dont un concédé lors du dernier match à domicile devant Provence Rugby, rival direct de Colomiers dans la course à la qualification, les Haut-Garonnais sont dans l’élan d’une suite de quatre victoires en cinq rencontres avec pour seul accroc un revers essuyé… dans l’Ain, à Bourg-en-Bresse. Thierry Emin en convient : "Lors de la réception d’Aix-en-Provence les portes semblaient ouvertes pour aller chercher la deuxième place. Nous n’avons pas su saisir cette opportunité et nous nous sommes compliqués la tâche. Nous aurions pu nous retrouver face à un challenge de deux matchs à gagner pour accéder au Top 14, au final nous en avons un de plus." Oyonnax a eu deux semaines pour se résoudre à cette nouvelle obligation et s’y préparer pendant que de leur côté les Columérins restaient concentrés sur leur objectif initial de qualification.

Pour autant, malgré une légitime déception, le match de barrage ne saurait être considéré comme un lot de consolation par les Aindinois. "Depuis le début du championnat nous avons fixé comme objectif la qualification avec le meilleur classement possible, assure Thierry Emin en poursuivant, il y a eu des hauts et des bas dans cette saison, mais au final le but est atteint et nous allons pouvoir entrer dans la course au titre de champion de France en jouant à domicile."

Le classement d’Oyonnax aurait-il pu être meilleur ? La question ne se pose plus d’ailleurs, au soir de la défaite de son équipe devant les Provençaux, Joe El Abd admettait, en se projetant déjà vers ce match de barrage "finir à la troisième place était peut-être notre destin." C’est justement face à son destin qu’Oyonnax va se retrouver ce vendredi soir. La bataille s’annonce rude, incertaine. Thierry Emin en résume lapidairement les enjeux : "Il faudra franchir un cap."

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Jean-Pierre DUNAND
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