Riom devant la dernière marche

  • Le troisième ligne, Maxime Block, et ses coéquipiers, sont à un succès de la Fédérale 2. Photo D. Hogard
    Le troisième ligne, Maxime Block, et ses coéquipiers, sont à un succès de la Fédérale 2. Photo D. Hogard
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Revenu en Fédérale 3 en 2016, Riom est en ballottage favorable pour l’accession en Fédérale 2, après son succès à l’extérieur dimanche dernier.

De retour en Fédérale 3 en 2016, Riom n’a jamais été aussi près de la Fédérale 2. Battus en 2018, lors du match de la montée au niveau supérieur, les Auvergnats n’ont jamais été aussi proches de parvenir à leur fin. Basé sur la génération 1996, qui arrive à maturité, et sur une formation de qualité en cadets et juniors, en nom propre, engagé au niveau national, le club est un des rares du secteur, avec Monaco, net vainqueur de Villars/Trévoux à domicile, à être en ballottage favorable. "Nous sommes sur la bonne voie mais les joueurs sont conscients que rien n’est fait, prévient le directeur sportif, Grégory Besombes. Mais ils ont pour la plupart connu l’Honneur et veulent marquer l’histoire du club."

La priorité sera d’arriver à ne pas reproduire les erreurs commises à Maisons-Laffitte, malgré la victoire (15-9). Plus de discipline est attendu, notamment dans les zones de ruck, où les lourds avants adverses avaient poussé les Auvergnats à la faute.

Une victoire concrétiserait les efforts consentis depuis plusieurs saisons. "En 2019, le projet à cinq ans était de monter en Fédérale 2 à l’horizon 2024, rappelle le président, Jean-Jacques Germain. Nous ne pourrons pas aller plus haut, en raison d’un pôle industriel et commercial trop proche de Clermont. Mais la Fédérale 2 est intéressante, avec des clubs voisins, comme Vichy, Cournon. En cas de montée, nous pourrions être placés dans une poule intéressante à jouer."

Le club ne serait pas contre arrêter de servir de variable d’ajustement tous les ans, et changer d’adversaires trop régulièrement. Surtout, le dirigeant espère que ses ouailles quitteront une division dont il regrette le futur fonctionnement. "Je crains que la Fédérale 3 devienne une poubelle, fustige-t-il. Faire des brassages comme en cadets ou juniors est terrible… En réserve aussi, cela va être terrible. Le niveau risque d’être tiré et vers le bas et nous allons perdre des licenciés."

Cela rend la victoire d’autant plus obligatoire ce dimanche. Elle validerait aussi le bon travail effectué par un staff composé de Sébastien Mazet, Stéphane Desseigne, Jean-Luc Bicard, Julien Chevalier et Lucas Desseigne, qui vient donner des coups de main, dont le dirigeant se félicite. "Il y a eu une étape de franchie dans la structuration de l’équipe senior. J’ai une bonne équipe." Il reste maintenant une dernière marche à monter pour valider des années de labeur, sur la base de valeurs de l’équipe. "Nous voulons retrouver notre mobilité, notre vitesse, que nous n’avons pas mise en valeur au match aller", conclut Grégory Besombes.

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Sébastien FIATTE
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