Top 14 - Le Rugby club toulonnais à la reconquête de Mayol

  • Le Stade Mayol lors de la réception des Saracens, en Challenge Cup.
    Le Stade Mayol lors de la réception des Saracens, en Challenge Cup. Icon Sport
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Du côté de Toulon, les résultats vont mieux, mais les affluences restent relativement faibles à Mayol, sur fond de tensions entre supporters et direction. La réconciliation avance, mais risque d’être longue.

Sportivement, Toulon a magnifiquement inversé la dynamique ces derniers mois : son accession en finale de Challenge Cup et son retour à la lutte pour la qualification en Top 14 en sont deux preuves éclatantes. Mais il est une autre reconquête que le RCT a à mener en parallèle : celle de son public. Cette saison, la vision de Mayol a souvent été décevante. Sur les onze matchs disputés sur la rade en championnat, l'affluence moyenne plafonne à 12 254 spectateurs pour une capacité de 17 300 spectateurs.

Le déclin amorcé depuis cinq ans et la fin de l'âge d'or des galactiques s’installe. La tendance observée en 2019-2020 - avec une moyenne à 13 656 - se confirme. Samedi dernier, même à l'occasion du match de gala face aux Saracens, seulement 13 368 personnes s'étaient ainsi pressées dans l'enceinte. Un crève-cœur quand l'on se rappelle l'engouement autour de ces confrontations au cœur de la décennie passée.

Le climat s'est au moins apaisé. Le rendement de l'équipe - elle n'a plus disputé de phases finales depuis le printemps 2018 - explique en bonne partie ce détachement. La politique tarifaire, aussi, le public déplorant, à titre d'exemple, des places à 50 € en tribunes latérales Bonnus pour la venue des Sarries. Mais il suffit de voir le succès historique de la délocalisation au stade Vélodrome contre Toulouse, avec 64 805 spectateurs, fin avril, pour se rassurer quant au pouvoir d'attraction que peut encore exercer le club aux trois Coupes d'Europe.

En attendant de retrouver l'ambiance des grands jours, le RCT a au moins retrouvé un peu de sérénité. Le début de saison avait été émaillé par des tensions en tous genres : des sifflets étaient régulièrement descendus des travées de Mayol, le président Bernard Lemaître avait été pris à partie par les supporters sur les réseaux sociaux et le cas Carbonel a enflammé la rade, cristallisant sûrement plus que tout les divergences entre la base et la pointe de la pyramide.

Au fil des dernières victoires, l'atmosphère s'est quelque peu réchauffée. Un retour dans le top 6 et/ou un sacre continental à Marseille acterai(en)t une forme de réconciliation. Le retour de l'enfant du pays Pierre Mignoni à l'intersaison est censé marquer en suivant un retour à une « toulonnitude » à laquelle tous les Fadas et Fils de Besagne sont si attachés. Après la tempête, les Varois sont en droit d'espérer les beaux jours.

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