Toulouse, un autre plat chaud sur la digestion

  • Pita AHKI (Toulouse).
    Pita AHKI (Toulouse). Icon Sport - Icon Sport
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Battus en demi-finale européenne au Leinster, et malgré la déception, les champions de France n’ont pas le temps de tergiverser s’ils veulent défendre leur titre.

L’élimination en demi-finale de Champions Cup, samedi sur la pelouse du Leinster, a forcément changé des choses. En plus d’offrir un week-end de répit aux Toulousains (même s’ils auraient préféré à Marseille dans dix jours), eux qui n’ont pas eu le loisir de souffler depuis de longs mois (entre les reports, la période internationale et les doublons ajoutés), il a logiquement eu des conséquences sur la gestion de l’effectif. C’est en partie ce à quoi le manager Ugo Mola faisait référence quand il a déclaré, quelques minutes après le revers face aux Irlandais : "Il ne faut pas se tromper sur les échéances. la qualification en Top 14 est très tendue. Nous ne sommes pas qualifiés, loin de là. Nous n’avons pas trop le loisir de réfléchir."

Si ses hommes s’étaient qualifiés pour une nouvelle finale européenne, il aurait sûrement été contraint de mettre certains au repos pour ne pas risquer de les blesser et favoriser un maximum de fraîcheur avant un tel événement. Ce n’est pas le cas. En affirmant que les équations n’étaient plus à l’ordre du jour, le technicien a laissé présager de ses intentions en Corrèze. Il faut dire qu’il ne reste que deux journées de phase régulière et que le Stade toulousain est sous pression au classement. La moindre déconvenue pourrait lui faire dire adieu aux phases finales. Du coup, profitant d’un programme allégé après ce déplacement (la semaine prochaine, les Stadistes ne devraient avoir que trois demi-journées d’entraînement et vont profiter de quatre jours d’affilée pour se régénérer), l’équipe alignée au Stadium aura très fière allure.

Un caractère encore à l’épreuve

En clair, si Ntamack et Elstadt ont été ménagés en début de semaine face à la fatigue récemment accumulée, les battus de Dublin devraient en grande partie figurer sur la feuille de match samedi soir. En champions qu’ils sont, leur fierté a été mise à mal après la claque reçue en Irlande (17-40) et ils auront à cœur de montrer un visage séduisant et conquérant. C’était le sens du propos à chaud du capitaine Julien Marchand : "On va repartir à fond. Ce n’est pas terminé. On ne va rien lâcher et il faut basculer directement sur la suite. Cela ne sert à rien de ressasser les mauvaises choses."

D’autant que lui et ses partenaires seront attendus de pied ferme par une équipe qui joue sa survie dans l’élite. De toute façon, s’ils veulent "se donner toutes les chances de défendre [leur] Bouclier" comme l’a clamé Matthis Lebel, les Rouge et Noir n’ont pas vraiment le choix. Après leur tournée de rock stars (Stadium, Vélodrome et Aviva Stadium) et toutes les émotions vécues dans la compétition continentale, c’est peut-être sur la pelouse du Stadium de Brive que tous ces grands joueurs - dont tout de même dix ont réalisé le grand chelem avec les Bleus - mettront le plus leur caractère à l’épreuve.

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