Bis repetita columeris

  • Les Columérins butent une nouvelle fois sur l’obstacle Oyonnax en barrage. Les Columérins butent une nouvelle fois sur l’obstacle Oyonnax en barrage.
    Les Columérins butent une nouvelle fois sur l’obstacle Oyonnax en barrage. Photo Jean-François Basset - Photo Jean-François Basset
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La Colombe a perdu pour la deuxième fois d’affilée son barrage à Oyonnax. Encore une fois, le résultat laisse des regrets tant le match était indécis.

Amère expérience qu’ont faite les Columérins avec cette nouvelle défaite en barrage à Oyonnax un an après. Encore une fois, il ne leur aura pas manqué grand-chose. L’engagement ? "Il y a beaucoup de déception car les joueurs sont généreux, réagissait l’entraîneur en chef Julien Sarraute. J’ai vu des joueurs cramper. Je peux vous renvoyer les 23 blancs, ils feront le même match avec la même intensité." Les hommes du duo Berneau-Sarraute auront en effet livré une bataille de tous les instants. La pression de l’enjeu inhérent à un barrage de phase finale ? Ils ont su tantôt l’exploiter à bon escient, en faisant sortir les Oyonnaxiens de leurs gonds, tantôt ils en ont subi le contrecoup avec les décisions arbitrales. "On met de l’énergie dans ce combat-là en première mi-temps et je pense que l’arbitre, du coup, siffle de petites choses car on montre plus de nervosité, témoignait le capitaine Anthony Coletta. Mais dans tout match de phase finale, il y a de l’électricité. Puis ce ne sont que des accrochages…"

Des regrets quant à la quatrième place

Le diable se cache dans les détails et c’est peut-être ce qu’il a manqué aux Columérins. Même s’il est difficile de banaliser une pénalité excentrée à plus de 40 mètres, les deux échecs successifs du buteur Thomas Girard restent en tête, comme l’en-avant commis par Jean Thomas sur un dégagement raté d’Oyonnax. Mais cela ne les a jamais sortis du match.

"On savait que l’écart ne serait que de trois ou quatre points dans les dernières minutes, avouait Julien Sarraute. On l’a préparé toute la semaine, les remplaçants étaient choisis en fonction, mais ça n’a pas tourné à notre avantage." Alexandre Ricard ajoutait : "Ça s’est joué sur la conquête à la fin. On sentait que ça pouvait basculer d’un côté comme de l’autre. On aurait préféré faire la différence dans l’intensité et le rythme. Parce qu’en étant à domicile, ces moments basculent de ton côté." Le capitaine Anthony Coletta, qui ne justifiait pas entièrement le résultat par la défense locale, mais aussi par le déchet technique de son équipe, tenait d’ailleurs ce discours : "Je n’ai pas honte de le dire : si on joue le même match à la maison, on le remporte. Un match de barrage, c’est serré donc ça doit se recevoir."

En effet, le sentiment général du côté de Colomiers n’était pas de ressasser les quelques moments où il aurait pu marquer à Oyonnax, mais plutôt le regret de n’avoir pas accroché cette quatrième place synonyme de barrage à domicile. "Notre leader technique Edoardo Gori a dit qu’une saison de Pro D2, c’est long, ça se prépare, rapportait Anthony Coletta. Il faut qu’on soit plus exigeant envers nous-mêmes, plus professionnel sur la technique et la stratégie. Mais c’est le top 4 qui fait la différence en barrages. Ce n’est pas anodin qu’aucune équipe visiteuse ne gagne le barrage."

Les Columérins estiment de façon lucide qu’une saison ne se joue, dans leur cas, pas sur un fait de jeu, ni même un match, mais sur une accumulation de résultats en deçà des attentes au cœur de l’hiver. Au moment de revenir de vacances pour préparer le prochain exercice, cet "apprentissage", comme l’illustrait Julien Sarraute, aura une grande valeur.

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Quentin PUT
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