Brive-Toulouse : 14 secondes pour un inutile imbroglio

  • Jeremy DAVIDSON (Brive).
    Jeremy DAVIDSON (Brive). Icon Sport - Icon Sport
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Pendant quatorze secondes, Toulouse a joué a quinze au lieu de quatorze face à brive. mais il ne devrait pas y avoir de conséquences a cette anomalie. L’erreur n’a pas influencé le score de la partie. Recit d’un psychodrame mort-né.

Samedi soir, à Brive, pendant quatorze secondes, Toulouse a joué à quinze, alors que les Rouge-et-Noir auraient dû être quatorze. Nous jouions la 72e minute, Charlie Faumuina avait été expulsé dès la 17e minute. Toulouse menait largement, 23 à 3 et Ugo Mola et son staff décidèrent de faire sortir Dorian Aldegheri, Pita Ahki et Romain Ntmack au profit de Cyril Baille, Zack Holmes et Martin Page-Relo. Sauf que Romain Ntamack ne s’est pas rendu compte de l’opération. Il n’a pas compris tout de suite qu’il devait sortir.

Pendant quatorze secondes, Toulouse a donc été hors la loi. Jean-Baptiste Pejoine se rendait compte de la situation et alertait les arbitres. Ntamack n’avait pas touché le ballon, n’avait plaqué personne et influencé aucune action de jeu.

Après-match en conférence de presse, Jeremy Davidson évoquait l’incident : "Il faut voir ce qu’on va faire avec le club. Je ne suis pas encore au courant de la décision que nous allons prendre, les arbitres sont déjà partis." Le lendemain dimanche, le quotidien La Montagne expliquait qu’une réclamation avait été posée par les dirigeants corréziens. L’éventualité de devoir rejouer le match circulait. En 2020, un match de Nationale, Narbonne-Nice avait été reprogrammé pour des raisons comparables. Le cas de Brive et de Toulouse est d’autant plus épineux que l’enjeu de ce match était fort : le maintien pour les uns, la qualification pour les autres. Franck Maciello, patron des arbitres français, explique : "Il y a beaucoup d’agitation pour pas grand-chose. La décision appartient à la LNR, via sa Commission de Discipline. Elle peut se réunir cette semaine. Mais le règlement applicable est celui de la FFR et il dit que si l’incident n’a pas modifié le score, l’erreur sera reconnue mais le score sera validé." Le fait de reconnaître l’erreur concerne surtout les arbitres et leur notation interne.

Aucune procédure déclenchée par le CABCL

Face à ce constat et le peu de perspectives d’une telle requête, Brive a-t-il réellement porté réclamation ? Selon nos informations, et malgré les précédentes allégations, aucune procédure n’avait atterri sur les bureaux de la commission de discipline, dimanche après-midi. Si tel avait été le cas, elle aurait reçu en milieu de semaine les deux clubs pour une audience contradictoire, avant de rendre son verdict. Mais la LNR n’a jamais été officiellement saisie. Ce que confirmait finalement le président de Brive, Simon Gillham, sur Rugbyrama en fin d’après-midi : "nous avons signalé à la LNR cette supériorité numérique samedi soir, par précaution. Il fallait le faire à ce moment-là. Après, nous sommes allés nous coucher et dimanche matin, nous avons ré-examiné la situation. Nous avons pris conscience qu’il n’y avait rien à dire. La supériorité toulousaine était manifeste, nous avons donc retiré notre signalement. Les Toulousains étaient les meilleurs sur le terrain. J’ai appelé Didier Lacroix qui m’a remercié." L’esprit l’a emporté sur la règle.

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