Chaos technique pour le Racing

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    Chaos technique pour le Racing
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Encore sonnés par leur élimination en demie de champions cup, les Franciliens ont semblé plus fragiles que jamais. de quoi inquiéter, à quinze jours de la réception à quitte ou double du rct…

Laurent Travers, son staff et ses joueurs ne nous en voudront pas de le résumer en un seul mot : à Montpellier, le Racing s’est avéré très faible. Faible car dominé en conquête directe : dans les airs en l’absence de Chouzenoux, mais surtout dans ce secteur de la mêlée fermée qui constitue plus que jamais son talon d’Achille. Faible car manquant terriblement d’ambitions offensives, au point de réexpédier directement au pied une demi-douzaine de ballons qui auraient mérité d’être contre-attaqués. Et surtout, faible car incapable de lancer correctement son jeu, puisque lorsque les mouvements franciliens n’étaient pas annihilés ou perturbés dès la phase de conquête, ceux-ci étaient immédiatement réduits à néant par des imprécisions techniques dès la première combinaison des trois-quarts… Le Racing recensant au final pas moins de dix en-avant, qui forcément interpellent. "Est-ce qu’il y a de l’inquiétude ? Oui et non, s’interrogeait le talonneur Teddy Baubigny. À ce stade de la saison, il n’y a plus que le résultat qui compte, alors on ne s’attend pas à ce qu’il y ait de grandes envolées. Le problème, c’est que les résultats sont aussi la conséquence des contenus et de ce point de vue, forcément, ça inquiète un peu." D’autant plus que le tableau n’est malheureusement pas nouveau… "Dans le contenu, c’était déjà faible lors du match contre Sale, ça l’était encore contre La Rochelle, et maintenant à Montpellier, égrenait l’expérimenté demi de mêlée Maxime Machenaud. Il n’y a pas vraiment de hasard, nos derniers entraînements n’ont pas été de grande qualité. J’espère qu’il y aura rapidement une remise en question individuelle de chacun, car même si nous avons vécu une semaine difficile après notre élimination, il ne faut pas se chercher d’excuse."

Une dizaine d’en-avant et douze pénalités concédées

L’appel de Machenaud à la remise en question individuelle n’est évidemment pas anodin. Car au-delà du jeu à proprement parler, c’est bien au sujet de la discipline que le Racing pèche en ce moment, comme n’importe quelle équipe en proie au doute. C’est ainsi qu’aux dix-neuf pénalités concédées contre La Rochelle en ont succédé douze autres à Montpellier, qui ont incontestablement précipité la défaite. Un mal qu’il s’agit d’éradiquer avant qu’il ne soit trop tard. "Ce n’est plus le moment de penser, c’est le moment d’agir après une semaine de repos qui ne sera pas de trop, constatait le directeur sportif Yannick Nyanga. On était une des équipes les plus disciplinées du championnat et en ce moment, on est beaucoup pénalisé. C’est ça, le haut niveau : dès qu’on baisse de 1 ou 2 % dans tel ou tel registre, cela fait immédiatement de grosses différences. Il ne faut pas se cacher les choses, mais ce n’est pas parce qu’on a perdu deux matchs qu’il faut tout remettre en question." D’autant que se présenteront dans quinze jours à l’Arena des Toulonnais dans une dynamique de confiance à l’opposé de celle des Franciliens pour un match qui constituera ni plus ni moins que le premier tour des phases finales.

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