Où étais-tu, Paris ?

  • Sekou MACALOU (Stade Francais Paris).
    Sekou MACALOU (Stade Francais Paris). Icon Sport - Icon Sport
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Pris dans tous les compartiments du jeu et peu inspiré balle en mains, le Stade français a marché à côté de ses pompes à la Rochelle. Vivement les vacances, non ?

On avait dit, avant ce dernier déplacement de la saison, que le Stade français était redoutable dans ce genre de situation. On avait écrit, juste avant que Paris ne rejoigne les bords de l’Atlantique, à quel point cette équipe parisienne en roue libre et n’ayant plus rien à jouer dans ce championnat serait dangereuse dans un contexte qui lui sied plutôt bien, habituellement. On était même certain que ce Paris-là, emmené par Sekou Macalou, Nicolas Sanchez, Waisea ou Marcos Kremer, avait assez d’arguments pour faire plier ce Stade rochelais délibérément amputé de ses quatorze meilleurs joueurs. Vous savez quoi ? On s’était foutrement trompé. On s’était même à ce point trompé qu’on ne sait plus vraiment que penser de cette équipe parisienne, trop tendre, trop fébrile, trop indisciplinée et globalement inoffensive, sur les bords de l’Atlantique…

Là-bas, Sekou Macalou, très maladroit sur plusieurs situations de "deux contre un", a ainsi semblé marcher à côté de ses pompes quand Nicolas Sanchez, à des lieues de son meilleur niveau, eut lui aussi bien du mal à faire oublier Joris Segonds, blessé et indisponible jusqu’à la saison prochaine. De fait, il va de soi que cette rencontre, voire la saison dans son ensemble, est à oublier pour les Soldats roses, dont les faiblesses ont trop souvent été masquées par les coups de pompe de Segonds, les exploits personnels de Waisea ou les rushs du Macalou des "jours avec"…

Naivalu prend date

Y a-t-il néanmoins des raisons d’espérer à des lendemains meilleurs, à Paris ? Si l’effectif ne sera pas révolutionné la saison prochaine (Lucas Peyresblanques, Mathieu Hirigoyen, Morgan Parra sont les recrues les plus notables), certains Soldats roses actuels ont bel et bien montré ces dernières semaines un visage plutôt séduisant et pourraient devenir, dans l’équipe qu’est en train de bâtir Gonzalo Quesada dans la capitale, des joueurs majeurs. À La Rochelle, l’ailier australien Sefa Naivalu fut par exemple, avec Alex Arrate, l’une des rares satisfactions parisiennes qui put démontrer l’étendue de son talent, face aux supposées doublures rochelaises : puissant balle en mains, explosif au démarrage, l’ancien finisseur des Reds et des Rebels est donc bien le fort potentiel qui nous fut présenté à son arrivée au club, en 2019. Pour le reste, tout est à revoir, ou presque… 

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