Oyonnax : exigence et excellence

  • Joseph EL ABD (Oyonnax).
    Joseph EL ABD (Oyonnax). Icon Sport - Icon Sport
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Depuis le début de saison Joe El Abd n’a eu de cesse de faire rimer exigence et excellence et plus que jamais la consigne prévaudra au moment d’aller affronter Bayonne sur ses terres. Sur ce point, le propos du manager aindinois ne laisse aucun doute : "Il faudra tout simplement être capables de livrer notre meilleur match de la saison. Nous connaissons les qualités des Bayonnais, ils nous les ont démontrées dernièrement, mais nous aussi nous avions réalisé un bon match à domicile face à eux." Ce rappel constitue l’unique référence à la double confrontation de la saison régulière. Comme face à Colomiers, victorieux à deux reprises avant de tomber en barrage, Oyonnax entend repartir d’une page blanche. "Ce sera une nouvelle étape très difficile, mais notre ambition est de retrouver le Top 14 et cela passera par la réalisation d’une performance à Bayonne", assure le patron des Oyomen aussi conscient de la difficulté de la tâche que résolu à tout faire pour la surmonter.

Un plan de préparation à affiner

"Nous avons réalisé une très belle saison mais Bayonne et Mont-de-Marsan aussi. En fin de parcours nous avons laissé filer l’occasion de disputer la demi-finale à Mathon, cela ne change rien à nos ambitions. Face à Colomiers, le groupe a à nouveau affiché l’état d’esprit qui caractérise les Oyomen. C’est aussi ce qui nous a permis d’aller chercher la victoire et nous allons à nouveau nous appuyer dessus pour affronter Bayonne." Reste le paramètre non négligeable des absences, Benjamin Geledan (coude) et Taylor Paris (commotion) ayant rejoint l’infirmerie. Joe El Abd l’a déjà intégré : "Nous avons des solutions. Face à Colomiers, on a vu les remplaçants tenir parfaitement leur rôle. Nous pouvons nous appuyer sur un effectif suffisamment large qui nous offre la possibilité de pallier des absences sans affecter les équilibres du groupe. En ce sens, l’état d’esprit des joueurs est aussi un atout."

Le plan de préparation reste à affiner mais vendredi soir, une consigne circulait déjà : "réaliser la meilleure semaine d’entraînement de la saison pour aller faire le meilleur match."

Nevers a encore faim

Passant une tête hilare dans la salle de presse, le jeune capitaine de l’Uson Janick Tarrit attend son tour devant les micros avec impatience : "Et la troisième mi-temps ?" Sur l’estrade, son manager Xavier Péméja rigole. Il fêtera la victoire en barrages face à Carcassonne avec les joueurs, n’exclut pas d’être celui qui "ferme la boutique" au bout de la nuit, mais son visage redevient immédiatement sérieux : "On va faire une troisième mi-temps intelligente, mais à partir de demain (vendredi) 16 heures, c’est terminé."

Si la saison des Neversois est réussie, avec cette quatrième place inédite et une place en demi-finale tout aussi historique, elle n’est pas terminée. La possibilité de piocher un peu plus loin dans le champ des superlatifs est trop belle pour être galvaudée. "J’ai vécu beaucoup de choses magnifiques dans ma carrière d’entraîneur, et j’espère que les joueurs vont m’en faire vivre d’autres", poursuit l’ancien entraîneur de Montauban, Bourgoin et Bayonne.

Une belle sans complexe

L’euphorie du succès en barrages ne "photoshope" pas les défauts d’un match qui ne figurera pas parmi les plus aboutis de la saison : "On n’a pas assez porté le ballon. Je nous ai trouvés très timides. On n’a pas mis notre jeu en place. On a fait un match moyen, comme nos derniers matchs à Agen et contre Montauban", découpe-t-il à la serpe.

Parfois mal inspirés dans le jeu au pied, ses joueurs ont surtout perdu beaucoup de ballons dans les rucks face aux gratteurs carcassonnais : "On a manqué de précision dans le jeu au sol", reconnaît Janick Tarrit. Un domaine qui sera certainement au cœur de la préparation, cette semaine, avant de rallier Mont-de-Marsan. Quant aux pannes de concentration récurrentes sous les renvois, qui ont souvent fragilisé les Neversois après un temps fort, les frayeurs ressenties jeudi soir ont montré qu’il faudrait encore mettre l’ouvrage sur le métier pour gommer l’embarrassant point noir.

Avec une victoire bonifiée pour chaque club sur ses terres, le bilan des deux rencontres de la saison ne tétanise pas les Neversois à la perspective de la belle sur la pelouse du leader. "On va y aller sans complexes", assure Janick Tarrit, dont une lapalissade trahit le soudain rattrapage par la mesure de l’événement : "Je viens d’avoir une longue discussion avec Xavier Péméja : si on gagne ce match, c’est la finale à Montpellier…"

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Jean-Pierre DUNAND
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