Toulon reprend sa destinée en main

  • Louis Carbonel a soigné son départ de la Rade en iscrivant un essai à la 67e minute, après une percée de quarante mètres. Photo IconSport
    Louis Carbonel a soigné son départ de la Rade en iscrivant un essai à la 67e minute, après une percée de quarante mètres. Photo IconSport
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Grâce à son succès bonifié face à Pau, les Varois entretiennent leur rêve de Top 6. En cas de victoire au Racing 92, lors de la dernière journée, leur songe deviendrait réalité.

Ces derniers samedis, il flotte au-dessus de Mayol, une vague rouge et noire insubmersible. Un raz-de-marée enivrant qui rend fou de joie une Rade, plus que jamais unie derrière ses Rouge et Noir. "Staff, joueurs : merci de nous faire rêver", ont salué les Fils de Besagne à l’entrée des acteurs. Avec une équipe remaniée, les ouailles d’Azéma ont su faire rompre Pau, arrivé en Méditerranée comme trouble-fête. Sans être géniaux, mais avec la manière grâce à l’essai du bonus offensif de Wainiqolo, auteur d’un doublé, juste après la sirène. "On avait la volonté de se mettre en position pour aller accrocher un bonus, a analysé Azéma. On l’a fait. Aujourd’hui, on a construit notre match."

Sous le regard des vainqueurs du Brennus 92, les successeurs ont rendu un hommage à la vieille garde en pilonnant leurs adversaires. Pour mettre la tête là où les autres ne mettraient pas un doigt, la Rade peut compter sur Isa, auteur de son sixième essai en Top 14. "On a des avants qui aiment la mêlée et le combat, a mis en avant l’intéressé. En tant que 8, c’est facile car j’ai beaucoup de liberté." Son manager a pris la balle au bond : "Je donne une mention à mon paquet d’avants notamment sur la conquête. On a été consistants."

Puis, les Toulonnais ont "surfé sur la vague de la confiance", dixit Belleau. À une semaine de la finale face au Lou, les habituels finisseurs ont montré qu’ils avaient les dents longues à l’image de Blanc, auteur de son premier essai de la saison, Belleau, aussi efficace pour dicter le tempo que face aux perches (4/5), et d’une première ligne explosive (Devaux-Étrillard-Setiano). Quant au gosse, Etzebeth a signé sa dernière sortie à Mayol : " C’est un monument. C’est certainement le plus grand joueur que j’ai entraîné", a affirmé Azéma.

Carbonel, un chef-d’œuvre comme adieu

Un autre sale gosse, au caractère bien trempé, a soigné son départ "à la toulonnaise". Après une percée de 40 mètres vers la terre promise, Carbo a tapé son poing sur son cœur et le muguet. Besagne a acclamé. Tout un symbole. "Depuis le biberon, il vit cet environnement. Il a tellement d’envie… Ça dégouline de bonheur, a apprécié son coach. On célébrait la génération de 92 et j’imagine la fierté d’Alain, son père." Elle était dissimulée, contrairement à Azéma, serein à l’extrême au sein d’un Mayol hystérique. "Pour le Top 6, ça fait plaisir de ne dépendre que de nous. Je ne sais pas si on va le faire au Racing. Mais, on n’attendra pas les résultats des autres." Dans les bars attenants, un de ses joueurs ponctue la remontée d’un classique de Patrick Sébastien : "Pourvu que ça dure, la belle aventure." L’ivresse !

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Mathias MERLO
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