Le caillou dans la chaussure de Rennes

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    Le caillou dans la chaussure de Rennes DDM - DDM SEBASTIEN LAPEYRERE
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Les Rennais ont trouvé leur carburation collective au moment idéal, après une saison de tâtonnement.

Juste avant de la recevoir au stade Rongiéras pour défendre contre elle l’enjeu de la première place de poule - nous étions au mois de décembre au milieu de la phase préliminaire - Richard Hill s’était déplacé pour superviser cette équipe de Rennes à Niort. « C’est vraiment la plus belle équipe de la poule », avait juré le manager périgourdin malgré sa défaite, la main sur le cœur. Dans un mouvement de confirmation, il se faisait sécher par elle le week-end suivant sur sa propre pelouse (17-19). Cette séquence est un peu lointaine, et ensuite, les Rennais s’étaient montrés moins beaux en d’autres occasions.

Mais dans ce grand moment de la saison que fut leur victoire à Périgueux, ils avaient révélé une capacité collective à hausser franchement le ton. En lui ajoutant depuis un mois un comportement impérial à domicile, les Bretons sont donc parvenus à se hisser à ce point du championnat, en ayant renversé la hiérarchie comme seul Richard Hill, peut-être, les pensait capable. Ils sont maintenant un caillou glissé dans sa chaussure. Face à cette demi-finale d’accession où se joueront les avenirs, cette équipe se présente en pleine affirmation d’elle-même, en dissipant au nez de son adversaire le parfum exotique d’une confrontation dans le Sud-Ouest, contre un concurrent inconnu, lui jetant le poivre de leur duel déjà disputé, le souvenir de leur défaite, et leur parcours revêche.

Dans ce carré des quatre derniers en lice, les Rennais sont les seuls à avoir franchi les portes de la qualification en quatrième de poule. Tous les autres sont des leaders qui ont dominé de tout leur long. « L’équipe a beaucoup travaillé, estime leur manager Kévin Couris. Les joueurs se sont relevés à chaque fois qu’ils sont tombés. Et si notre parcours n’a pas été simple, au moins nous avons un parcours. Le collectif s’est affermi en autonomie, et s’est présenté solide en phase finale. Nous venons de livrer quatre gros matchs, chouettes et enrichissants. Nous avons su ne pas nous dénaturer en restant dangereux dans toutes les zones. Périgueux est dans cette même logique. Entre nous, il me semble que la bataille de la conquête fera la grande différence. »

Les deux suspendus de Saint-Jean

Les Bretons joueront ce premier match sans leur centre Freddy Hickes (troisième jaune) et le troisième ligne Vincent Wenger (carton rouge). Le match retour heurté à Saint-de-Luz a laissé des traces. Comme ils avaient couru aussi jusqu’à la fin des matchs de poule pour se qualifier, ils n’ont pas vraiment géré leur état de santé. Et de combien d’essence dans le réservoir disposent-ils encore, par rapport à cet adversaire qui contrairement à eux, a maîtrisé complètement sa montée en puissance ? C’est peut-être aussi l’une des autres clefs de la rencontre.

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Guillaume CYPRIEN
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