Le RCT en quête d’un nouveau chapitre

  • Après avoir échoué trois fois en finale de Challenge Cup en 2010, 2012 et 2020, le RCT d’Anthony Belleau peut devenir le premier club français à remporter toutes les compétitions européennes. Photo Icon Sport
    Après avoir échoué trois fois en finale de Challenge Cup en 2010, 2012 et 2020, le RCT d’Anthony Belleau peut devenir le premier club français à remporter toutes les compétitions européennes. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Sur un nuage depuis trois mois, les Varois retrouvent Lyon, une équipe qui a fait basculer leur saison dans l’irrationnel, dans un Vélodrome acquis à leur cause, pour un seul objectif : mettre fin à la malédiction en Challenge Cup.

« Cet héritage n’est pas lourd, c’est une chance. » À l’opposé de prédécesseur, Franck Azéma n’est pas contre à évoquer le passé glorieux des Rouge et Noir, triple vainqueur de la Champions Cup. L’homme du renouveau veut s’en appuyer, pour écrire la suite de l’aventure du club frappé du muguet.

Après six mois sur la Rade marqués par une folle remontée en Top 14 et d’un parcours quasi-parfait en Challenge Cup - un seul accroc à Biarritz, en phase de poule, dans un match pour du beurre -, il a l’occasion avec ses ouailles de marquer son passage de son sceau : Toulon n’a jamais remporté la « petite » coupe d’Europe, échouant trois fois en finales (2010, 2012, 2020). L’entité de la Rade peut devenir le premier club français à remporter toutes les compétitions européennes.

Lyon, le « match référence » du RCT

Le Lou de Pierre Mignoni, futur directeur technique du RCT, est désormais sur la route. Un bizuth à ce stade de la compétition. Les Rhodaniens réussissent bien aux équipiers de Serin qui se sont doublement imposés lors de la phase régulière de Top 14 (19-13 et 10-43). La démonstration au Matmut Stadium, premier succès à l’extérieur depuis un an à l’époque, avait marqué les esprits. « Rien ne pouvait nous arriver, confie un joueur présent sur la pelouse. On aurait pu en mettre soixante ! On montait en puissance, mais c’est notre match référence, une bascule. On a pris conscience de notre potentiel. Les regards adverses ont changé. » Pour Belleau, interrogé en zone mixte, les Lyonnais seront « revanchards et motivés » à l’idée de taper leur bourreau.

Sur le papier, Toulon part favori de ce choc tricolore. Azéma assumait cet état de fait au lendemain de la demie face aux Saracens. « Lyon va s’appuyer sur ça. Honnêtement, ça ne va pas nous déranger. » La Rade est sûre de ses forces ? « Les deux matchs de Top 14 ne servent à rien, a tempéré le natif d’Ambilly. Le format est différent. La préparation sera capitale. »

En début de semaine, la colonie varoise a posé les pieds au Polo Club de Saint-Tropez (voir ci-contre). Elle en avait fait de même avant d’aller chez les Gones. Une superstition ? « Un hasard, balaie un membre du staff. C’est plus une question de commodité. Il y a tout ce qu’il faut pour bien bosser. »

« Cette finale, il faut qu’elle soit pour nous »

Si les entraînements ont été légers, les discussions ont été intenses. Toulon reste sur trois finales perdues (2016 et 2017 en Top 14) et la dernière face à Bristol, en 2020, en Challenge Cup, a laissé des traces selon Isa. « On sait que si on perd, personne ne se rappellera de nous. » Belleau a rebondi : « La dernière a marqué le groupe. Je ne veux pas manquer de respect au Lou, celle-là, il faut qu’elle soit pour nous. »

Longtemps maudit des finales avec l’ASMCA, Azéma a prodigué des conseils pour éviter les mains moites et esprits embourbés. « Je n’ai pas la recette, mais j’ai appris de mes échecs. Le plus important, c’est de ne pas avoir de regrets et d’avoir une pression positive. On connaît le Vélodrome, son atmosphère, les sensations à l’échauffement, au coup d’envoi et pendant le match. Des souvenirs vont nous revenir. » Ceux de la joie contre Toulouse (19-15). Poussée par son public, la bande à Ollivon s’est promis une bis repetita. Le livre d’or RCT a préparé ses lignes.

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Mathias MERLO
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