L’heure de vérité pour le Stade Montois

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Dans un stade plein à craquer, le Stade Montois s’apprête à vivre un moment rare de son histoire, qui deviendra exceptionnel en cas de victoire.

Voilà donc le Stade montois au pied de son Everest. C’est-à-dire à deux matchs d’atteindre son rêve de titre. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, plus encore que de montée en Top 14. Le manager Patrick Milhet n’en faisait pas mystère la semaine dernière dans ces colonnes, le président Jean-Robert Cazeaux ne s’en cache pas lui non plus : "Remporter un titre, c’est inestimable dans une carrière de joueur, c’est une opportunité que se présente rarement dans un club comme le nôtre. Donc oui, nous avons envie de réussir ce challenge. Au fur et à mesure de notre saison, nos objectifs se sont transformés pour en arriver là. Bien sûr, nous avons en tête que tout peut s’arrêter dimanche. Plus l’enjeu est fort, plus le résultat est aléatoire. Si nous perdons, ce sera la dure loi du sport, mais ça n’enlèvera rien à notre parcours. Et j’ai la faiblesse de penser que c’est ce parcours justement qui doit nous donner la confiance nécessaire pour franchir cet obstacle. Si nous montrons dimanche le caractère dont nous avons fait preuve toute la saison, si nous avons suffisamment peur pour nous surpasser sans pour autant douter de nos capacités, nous sommes capables de l’emporter."

On sent, dans ces propos toute la détermination d’un club mais aussi la lucidité face à l’enjeu et l’humilité coutumière de ces petits montois, souvent invités parmi les grands ces dernières années, mais qui doutent toujours de leur légitimité, ce qui fait peut-être leur force.

Qu’ils ne doutent plus. Terminer premier du championnat à plus de cent points, en restant invaincu sur sa pelouse et en cumulant 77 % de victoires et douze bonus offensifs est déjà en soi un exploit rare que personne n’aurait pu prévoir à l’avance mais qui ne doit rien au hasard.

Identité landaise

"Nous avions tout mis en œuvre cette saison pour mieux réussir, ajoute le président. En étoffant le staff et le groupe, nous savions que nous serions plus forts. Nous avons vite senti une très forte cohésion dans le groupe, qui s’est traduite par un début de championnat qui nous a mis sur les bons rails. Le travail a fait le reste. Il ne nous assure de rien pour l’instant, mais nous avons créé une dynamique qui mérite d’être pérennisée. Cela passe par la réussite sportive, car c’est elle qui tire tout le monde vers le haut au sein du club."

Dynamique qui se traduit par un véritable engouement populaire. Dimanche encore, comme face à Bayonne, le stade des frères Boniface sera plein. Certes l’évènement est porteur, mais il se passe quelque chose autour du club, c’est une certitude. " Par rapport à la dernière saison pleine, en 2018-2019, nous affichons une augmentation de spectateurs de 50 %. Notre public n’est donc plus exclusivement montois, il est landais. Et cela nous réjouit car nous revendiquons notre identité, nos racines, notre façon de vivre. Voir l’ensemble du département s’identifier à notre équipe, c’est exactement ce que nous voulons développer. Il faut donc faire en sorte d’inscrire cette identité dans la durée, et pour cela les résultats et le style de jeu sont primordiaux."

Pour valider ce développement, il reste donc au Stade montois à remporter cette demi-finale face à un adversaire qui, par certains côtés, lui ressemble. Club centenaire, Nevers est en train de se faire une place dans les vingt meilleurs clubs français, en progressant chaque année, et en mobilisant autour de lui tout un territoire et un public passionné. Comme le Stade montois, l’Uson ne manque pas d’ambitions et s’est donné les moyens de les atteindre. Cette équipe nivernaise se présente donc avec des arguments et un mental au plus haut suite à sa victoire en barrages.

Les clés du succès

De sorte qu’il faudra un Stade montois à son meilleur pour poursuivre la route vers le titre. Patrick Milhet, le manager landais, en est conscient et a identifié avec son staff les clés pour espérer s’imposer : "Nous mesurons les forces de notre adversaire, mais il faut que nous soyons focalisés sur notre rugby, sur notre cadre de référence. Dans ce genre de rencontre, il y a des paramètres déterminants : la discipline, la précision, l’efficacité car peu d’occasions se présentent, et le niveau d’intensité. Il faut arriver à conjuguer tout cela en montant le curseur sur chacun de ces aspects, sans faire de blocage par rapport à l’évènement, en gardant autant que possible de la justesse, de la lucidité et de la sérénité. Nous respectons Nevers qui n’est pas là par hasard mas nous devons avoir confiance en nous. Ce match doit se situer dans la continuité de notre saison et nous permettre de la valider définitivement."

Comme une récompense du travail accompli.

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Pierre BAYLET
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