Nîmes - Hyères-Carqueiranne : Et si l’appétit venait en mangeant ?

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    Nîmes - Hyères-Carqueiranne : Et si l’appétit venait en mangeant ? DDM - DDM- MARIE PIERRE VOLLE
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Les Nîmois ne seront pas favoris de leur demi-finale contre Hyères-Carqueiranne. Mais les Gardois se donnent le droit d’y croire…

Confidence pour confidence, il y a quelques mois de cela déjà et tandis que le RC Nîmes prenait place en tête de gondole de la poule 3, lorsque l’on évoquait avec Jean-Michel Millet la perspective d’une ascension vertigineuse vers l’antichambre du Pro D2, celui-ci avait répondu : « Nous serons dans la même moitié de tableau que Hyères-Carqueiranne, donc, pour une double accession (en Nationale, via une éventuelle finale, N.D.L.R.) ce sera très compliqué. Pour nous comme pour n’importe quel adversaire du favori varois. » 

L’associé de Jean-Baptiste Cuq au sein du staff piloté par Nicolas Alcalde ne croyait pas si bien dire. Voilà les tombeurs de Mâcon et de Rumilly à leur tour en position d’outsiders face à ceux qui ont écarté Graulhet et Vienne sans ménagement. Mais certainement pas de victimes expiatoires comme le précise celui qui s’apprête à rentrer au bercail agathois tout proche : « Déjà, une demi-finale, promotionnelle de surcroît, on n’en joue pas 12 000 dans une carrière. Celle-ci, nous devons l’aborder sans complexe ni pression mais en nous appuyant sur ce qui a fonctionné précédemment, comme la défense. L’ordre des rencontres ? Je ne pense pas que ce paramètre soit si important, disons que si l’on considère que jouer à domicile est un avantage, alors, autant tout faire pour creuser l’écart. »

« Nous ne sommes pas des corbeaux ! »

Un Jean-Michel Millet qui, enjeu ou pas, n’en perd pas son légendaire sens de l’humour : « L’épouvantail, sa place est dans un champ, et nous, nous ne sommes pas des corbeaux ! » Reste le respect d’un hôte qui en impose : « Une telle profondeur d’effectif, un tel turnover, oui, c’est impressionnant. Hyères-Carqueiranne est la grosse armada du championnat », poursuit celui qui avait très volontiers laissé quartier libre à ses protégés la semaine dernière. Lesquels ont invité les juniors pour un barbecue convivial par excellence, l’entraînement proprement dit étant axé sur la récupération. Une façon comme une autre de ne pas se mettre martel en tête, Steeve Calligaro répondant pour sa part en ces termes à la question cruciale que tout un chacun se pose : que faire en cas d’incommensurable exploit ? : « Au départ, le projet sportif était élaboré sur trois ans. Nous pouvons aller en Nationale dès la saison prochaine, mais pas tout seuls », explique le président dont le plus célèbre colistier n’est autre que Romain Tissot.

Comité directeur, municipalité, partenaires, tous les acteurs d’un « mundillo » nîmois pas forcément susceptible de faire du rugby le sport roi, contexte particulier oblige, seront sondés. Avec 1, 750 millions d’euros de budget (« dont 50 % seulement consacrés au groupe fanion », précise le successeur d’Olivier Bonné), pas question de faire de folies, et encore moins de sacrifier le vivier formateur.

Toujours est-il que le stade Kaufmann, lui, sera en fusion, une très grosse affluence étant attendue en ce dernier dimanche de mai, et ce, nonobstant les absences de Mathieu Marra et de Mickaël Chiker. La grande foule, comme à l’époque dorée, celle du regretté Louis Gagnière, il y a trois décennies environ de cela.

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Philippe ALARY
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