Soyaux-Angoulême aucune miette à Valence-Romans en demi-finale retour de Nationale

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    Soyaux-Angoulême aucune miette à Valence-Romans en demi-finale retour de Nationale NR - LAURENT DARD
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En ballottage favorable à l’heure, Soyaux-Angoulême est à 80 minutes d’une remontée directe en Pro D2. Plus qu’un club, c’est un territoire tout entier qui a rendez-vous avec l’histoire.

Depuis plusieurs jours, la pression monte sur le territoire angoumoisin. L’adrénaline est à son comble, autant que la jauge de spectateurs pour l’événement de dimanche. Un an après une relégation cataclysmique, au terme d’une saison galère où les joueurs étaient en plus privés une grande partie du temps de leurs supporters à cause de la crise sanitaire, c’est comme un symbole, dans un Chanzy annoncé comble que le club phare Charentais a l’occasion de raviver la flamme : « C’est pour ce genre de rendez-vous que l’on travaille toute l’année. Je sais l’amour du public pour le club, pour l’équipe. J’ai des frissons en pensant à l’ambiance qui nous attend, » lance le manager Vincent Etcheto.

Désormais, les Charentais doivent trouver le juste équilibre entre la détermination de bien faire et s’éviter une pression négative. Car, jouer une saison sur cette demi-finale retour à domicile ne laisse personne insensible : « On a hâte d’y être. On a beaucoup travaillé, on s’est préparé au mieux. On sait que ça va être dur, mais on ne laissera rien. Si Valence-Romans veut gagner, il va falloir qu’ils s’emploient. Nous sommes déterminés à atteindre l’objectif. Notre saison a été en dents de scie, mais on mérite ce qui nous arrive, ce match retour à domicile, et notre public aussi. »

Une première manche encourageante

En s’imposant au match aller (13-20), Soyaux-Angoulême a marqué les esprits, même si Vincent Etcheto regrette de ne pas démarrer l’acte II avec une avance plus conséquente : « Je pense que nous aurions pu préserver le bonus offensif. Après, nous avons su nous adapter aux cartons, aux faits de match. Le groupe a affiché de la maîtrise globalement, il faut que ce soit fondateur et que ça nous serve pour le match retour. Dans l’envie, il y a des choses intéressantes, mais il y a encore une marge de progression. » Pour aborder ce match couperet, Soyaux-Angoulême peut s’appuyer sur des meneurs d’hommes, des joueurs d’expérience comme peuvent l’être les Saubusse, Gibouin, Ugalde et Lafitte notamment. Surtout, cette équipe angoumoisine est pétrie de talent, à l’image d’une ligne de trois-quarts étincelante, capable de répondre aux exigences d’un rugby ambitieux prôné par le staff angoumoisin. Se montrer séduisant et efficace, ce sera donc l’objectif charentais ce week-end.

Une première étape marquante pour le renouveau du SA XV : « Être descendu la saison dernière ce n’est pas une anomalie, c’est une faute professionnelle. Cela traduit simplement que nous n’avions pas idéalement travaillé. Il y a eu du laxisme que l’on a payé cher. Désormais, on souhaite regarder vers l’avenir. Il y a plus de rigueur dans le fonctionnement. Notre projet, notre identité avance pas à pas. Les garçons bossent avec un objectif commun, au service du collectif et ça, c’est une valeur essentielle dans notre sport. »

Alors qu’il a connu des débuts compliqués, une acclimatation délicate en débutant son championnat de Nationale par trois revers, Soyaux-Angoulême a l’occasion de le conclure de la plus belle des manières. Par une remontée directe, attendue par tout un peuple.

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Dorian BERCHENY
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