Tyrosse - Issoire : David contre Goliath, vraiment ?

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    Tyrosse - Issoire : David contre Goliath, vraiment ? Véro Brauge - Véro Brauge
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Ce dimanche, Tyrossais et Issoiriens ont rendez-vous pour disputer la grande finale des Espoirs Fédéraux. Si les Landais ont la faveur des pronostics, les Auvergnats ont l’habitude de les déjouer. Ça promet !

Chaque saison, les championnats français nous réservent leurs lots de surprises durant leur phase finale. Celui des Espoirs Fédéraux n’a pas dérogé à la règle ! Si d’un côté, retrouver Tyrosse peut paraître assez logique, voir Issoire dans l’autre camp a de quoi surprendre. Explications. Les Tyrossais ont terminé en tête de leur poule et se sont baladés lors des rencontres à élimination directe. La semaine passée, ils se sont défaits assez facilement de leurs voisins oloronais pour rallier la finale.

En face, qui aurait parié sur Issoire à ce stade de la compétition il y a un mois ? Personne ou presque, et on ne peut pas vraiment en vouloir aux pronostiqueurs. Passés par les barrages après leur quatrième place en poule, les Auvergnats semblent résister à tout. Céret, Nîmes, Pamiers et le Toac-Toec ont tous subi les foudres du groupe mauve et noir, qui se prend à rêver de soulever le bouclier ce dimanche. Même si l’affiche est inattendue, sur le terrain, la qualité de jeu devrait valoir le coup d’œil.

Tyrosse avec le costume de favori

Ça en devient presque une habitude ! Depuis le début de la phase finale, Tyrosse prépare ses rencontres dans la peau du favori à la victoire. Ce fut le cas en demi-finale, et ça le sera également ce dimanche lors de la grande finale. « Je peux comprendre que l’on parte avec une petite longueur d’avance, avoue David Dussaubat, l’entraîneur tyrossais. Mais il y a une énorme différence à prendre en compte. Les semaines passées, nous connaissions notre adversaire, face à Issoire, nous sautons dans l’inconnu. J’espère simplement que ça se passera bien et que nous jouerons notre jeu. » La question a de quoi se poser : n’est-ce pas la situation la plus compliquée à gérer que d’affronter une formation qui revient de (très) loin et n’a absolument rien à perdre ? « Bien évidemment que c’est très dangereux. Depuis le début de la phase finale, les Issoiriens sont annoncés perdants avant chaque rencontre, et ils passent toujours ! Leur capacité à énormément déplacer le ballon fait la différence. Il faudra être costaud en défense et ne leur laisser aucun espace. Si nous les laissons prendre confiance, ils seront irrésistibles et le bouclier nous passera sous le nez, c’est certain. »

Issoire, un outsider qui le veut bien

Même en Top 14, certaines formations adorent avancer cachées. Les Auvergnats peuvent de moins en moins se protéger derrière le costume d’outsider. Malgré tout, ce sera encore une fois le cas ce dimanche, ce qui ne leur déplaît pas, loin de là : « C’est une position que l’on a depuis le début de la phase finale, et cela nous va très bien, se réjouit Stéphane Bony, l’entraîneur issoirien. Face à Tyrosse, nous sommes logiquement loin d’être favoris mais on va se battre avec nos armes. » En demi-finale, les Mauve et Noir se sont qualifiés après avoir évolué durant plus de soixante minutes en infériorité numérique. Un caractère qui pourrait faire ses preuves dans la course au bouclier : « La semaine dernière, nous avons prouvé que nous avions aussi du mental. Tyrosse, c’est très physique dans les rucks, avec beaucoup d’intensité. J’espère que mes joueurs répondront dans le combat pour n’avoir aucun regret au coup de sifflet final. » Rendez-vous ce dimanche après-midi !

 

À Toulouse, dimanche 15 heures

Tyrosse : 15. Laclau ; 14. Barbe, 13. Brauge, 12. Britz ou Lacaze, 11. Cazaurang ; 10. Lapebie, 9. Gayon ; 7. Descamps ou Mio Bertolo, 8. Arnould (cap.), 6. Lux ; 5. Daugareil, 4. Libat ; 3. Dubedout, 2. Gonzalez, 1. Discazaux.

Remplaçants : 16. Mirande, 17. Cazenave, 18. Cazaux, 19. Jaureguy, 20. Descamps ou Mio Bertolo, 21. Britz ou Lacaze, 22. Martiny, 23. Narbey ou Velasco.

Issoire : 15. Boudoyen ; 14. Gay, 13. Seguin, 12. Deltour, 11. Boissel ; 10. Dessere (cap.), 9. Etaix ; 7. Seran, 8. Lefebvre, 6. Cubizolles ; 5. Bodar, 4. Cante ; 3. Chabrillat, 2. Cautier, 1. Dussaillant.

Remplaçants : 16. Artero, 17. Urbain Trouve, 18. Crespy, 19. Chevalier, 20. Maronne, 21. Ivanoski, 22. Richioud, 23. Blanc.

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Vincent FRANCO
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