Un tel match, Bayonne en rêvait !

  • Gaetan GERMAIN (Bayonne).
    Gaetan GERMAIN (Bayonne). Icon Sport - Icon Sport
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Fort de sa deuxième place acquise avec autorité sur la fin mais après quelques déboires, l’Aviron renvoie l’image d’une formation impliquée. Qui arrive à point nommé.

Tout peut-il être gommé ? Certainement pas. Alors que l’Aviron a réussi dans son dessein, à savoir atteindre directement les demi-finales, son parcours, décousu, a parfois interpellé. Et bien que les expressions comme "les compteurs sont remis à zéro " ou "un nouveau championnat commence" fleurissent, les Bayonnais voudront se souvenir de leur parcours qui leur a forgé un beau caractère à l’approche de ces phases éliminatoires.

Le plus grand ennemi de l’Aviron est-il lui-même ? Les acteurs ne l’entendent pas ainsi. Ce championnat est bien plus complexe et exige une bonne gestion de la saison. L’entraîneur des lignes arrière, Jeff Dubois, riche de bien d’expériences, en est persuadé : "Pour avoir connu le Pro D2, je savais qu’elle ne serait pas rectiligne. Elle est très compliquée. C’est un championnat long, chaque match est exigeant. Franchement, ce que j’en tire, c’est qu’on arrive au niveau où on voulait être. On est monté en puissance au fur et à mesure de la saison. Avec des désillusions, la défaite de Mont-de-Marsan à domicile, un ou deux matchs ratés à l’extérieur aussi. Dans l’ensemble, quand même, on a fait une saison satisfaisante, avec un groupe à l’écoute et qui connaissait les difficultés de ce championnat. Malheureusement, on ne peut pas être à 150 % à chaque match."

Il faudra bien sûr l’être face à Oyonnax. Les joueurs de l’Ain seront-ils capables de réaliser le même exploit que les basques en 2019 quand ces derniers s’étaient imposés à Mathon contre toute attente à ce même stade de la compétition ? Et malgré les 51 points encaissés voici deux mois à Jean Dauger. Il faut s’attendre à tout selon le responsable de l’attaque bayonnaise. "Oyonnax est vraiment au niveau et aura un sentiment de revanche aussi. Ça peut nourrir de la motivation. Et de notre part, il n’y aura pas une once de suffisance. Ce n’est pas possible. Oyonnax est la première attaque de la division, la deuxième défense, c’est l’équipe qui prend le moins de cartons. Elle est parmi celles qui tiennent le plus le ballon, c’est une équipe de haut niveau. Et elle se prépare depuis maintenant un bon moment à monter en Top 14. Elle sera prête et le match sera totalement différent de celui de notre dernière confrontation, compte tenu aussi des mouvements qui étaient de mise dans les deux formations."

Les quatre premier sont là

L’Aviron a aussi bien changé. Ce n’est plus celui qui a connu des absences en cours de saison. L’implication de l’équipe saute aux yeux depuis maintenant deux mois. En témoigne ce dernier match, plein, face à Rouen qui venait se sauver. Bien sûr l’adversaire ne sera pas du même acabit mais c’est bien du comportement bayonnais dont il s’agit. "Il faudra être bon dans tous les secteurs, continue Jeff Dubois. C’est ce qu’il nous reste à accomplir. On arrive en fin de saison. On a utilisé bon nombre de joueurs, quarante de bon niveau. Ces derniers matchs, on a essayé de les jouer à 26-27, en faisant des choix. On sent de la concentration, de l’implication ces derniers temps."

Au bénéfice de Bayonne, l’état de fraîcheur aussi. Le groupe élargi a permis d’amener cette formation à bon port avec peu de blessés et des joueurs pleins d’allant. "On pense qu’on a été dans le vrai de ce côté-là. L’état de fraîcheur mentale va être aussi important. Pas seulement le côté physique. On n’a pas beaucoup de joueurs qui ont enchaîné plus de quatre, cinq matchs d’affilée." Et les quinze jours sans jouer ont été aussi gérés en conséquence. Le débat sur le rythme ou l’absence de rythme sera clos… après le match.

Et la rencontre ! Elle engendrera la passion. Un stade survolté, avec des supporters qui ont déjà pardonné les faux pas à leur équipe. Bayonne attend sa fête… un grand moment à vivre pour les acteurs. "Je rêvais d’un match comme celui-là, avance Jeff Dubois. Quand on voit la ferveur qui existe à Bayonne, ça va être sympa. Ça va être cool de jouer devant tout ce public qui va nous pousser sans arrêt. Il n’y a plus qu’à… Mais l’adversité est là ! Il faut donc rester bien concentrés ces derniers jours."

Et cette fête se veut n’être qu’une étape pour l’Aviron. Personne n’oublie le cap fixé dès le lendemain de la descente après le fameux match à Biarritz : la remontée. "Maintenant qu’on a atteint l’objectif de finir dans les deux premiers, ce qui m’intéresse au-delà de la remontée, c’est le titre. Être champion de France clôture une saison exceptionnelle. Avant de retrouver le Top 14, aller chercher le titre, c’est trop beau !"

Mais pas de projection hâtive. "Avant, il faut faire le boulot contre l’une des meilleures équipes du championnat. Il n’y a pas de surprise. Les quatre premiers sont là."

En sera-t-il de même pour les demi-finales ? L’Aviron en rêve…

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Edmond LATAILLADE
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