Valence-Romans ne doit rien regretter contre Soyaux-Angoulême

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    Valence-Romans ne doit rien regretter contre Soyaux-Angoulême Hervé Coste - Hervé Coste
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Les Damiers se doivent d’élever leur niveau de jeu pour réussir l’exploit et retrouver la Pro D2.

La déclaration du coprésident Jean-Pierre Cheval qui avait suivi la défaite à Massy revient comme un boomerang après la douche froide qui s’est abattue dimanche sur le collectif drômois. Son alter ego, Laurent Beaugireaud annonce la couleur : « Bien sûr, cette défaite à domicile est une déception. L’accession a toujours été notre priorité. Nous avons surmonté de nombreux obstacles lors de la phase régulière. Nous avons su passer le barrage sans encombre. Notre première période a été désastreuse. La 2e est porteuse d’espoir notamment le dernier quart d’heure. Nous restons mobilisés vers un seul objectif, l’accession. À nous de jouer libérés, de faire abstraction de la pression, de l’environnement. Nous pouvons nous appuyer sur notre succès à Chanzy (19 – 16) lors de la phase régulière. À l’extérieur, chez les équipes du haut du tableau, nous nous sommes imposés sauf à Massy. Nous ne sommes qu’à la moitié du chemin. Je fais confiance au staff, au groupe. Le potentiel existe pour créer l’exploit. »

Les Damiers se sont tournés immédiatement au coup de sifflet final vers cette seconde manche. Un débriefing et rapidement chacun a pu analyser les raisons d’une défaite qui à un instant de la rencontre aurait pu être plus large.

S’adapter à l’adversaire

C’est une semaine studieuse, faite de plages de repos, de travail physique et technique qui a soudé un peu le groupe. Peaufiner les détails, revenir sur les lacunes qui ont perturbé le collectif, tel est le leitmotiv du staff. « Au-delà de notre manque d’agressivité, de notre trop grande fébrilité, nous devons nous améliorer sur la stratégie. En première période nous avons eu du mal à réagir à la défense fantôme sur les ballons portés. C’est l’un de nos points forts, et il nous a fait défaut en première période. Dans le dernier quart, quand nous avons enfin pris la mesure de notre adversaire dans ce secteur le résultat a été immédiat. À nous de nous adapter à la stratégie des Charentais. Sept points de retard, le bonus défensif en poche, rien n’est perdu. C’est à quitte ou double et le groupe a le potentiel pour relever les défis qui semblent perdus d’avance », insiste Johann Authier.

Les Damiers devront revoir leur copie sur des secteurs de jeu. À commencer par une occupation du terrain au pied plus rationnelle et un plus grand réalisme le réalisme face aux « perches ».

Dimanche neuf points manquent au décompte final. La touche, les ballons portés, la mêlée, les axes forts du système de jeu, ont été contrariés, voire étouffés. Retrouver des certitudes en conquête dans le combat, la conservation du ballon seront des éléments clés pour construire le rugby qui sied aux coéquipiers d’Alexis Armary.

Les joueurs expérimentés sont nombreux. Ils ont par leur histoire, leur vécu, rencontré de telles situations. Ils peuvent remettre les pendules à l’heure.

La tâche est ardue, mais pas insurmontable. Quitte à se répéter, Johann Authier appuie ses arguments, « Nous devons avoir envie de jouer. Évacuons toute forme de pression. Nous ne sommes qu’à la mi-temps. Notre groupe a l’état d’esprit et le mental pour renverser une situation compromise. Il nous reste 80 minutes pour atteindre notre objectif. À nous de ne rien regretter au terme de cette seconde manche. 

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Denis RAVANELLO
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