Pro D2 - Jason Fraser (Nevers) : « On donnera tout ! »

  • Jason Fraser rêve de jouer contre les meilleures équipes de France en Top 14 avec Nevers. Première étape : mettre la pression aux Montois et filer en finale.
    Jason Fraser rêve de jouer contre les meilleures équipes de France en Top 14 avec Nevers. Première étape : mettre la pression aux Montois et filer en finale. Photo Icon Sport
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Adopté par le public depuis son arrivée en 2017, le troisième ligne sud-africain Jason Fraser veut faire entrer dans la légende une saison déjà exceptionnelle. Et vivre avec Nevers son rêve de Top 14.

Difficile de ne pas être un rugbyman du genre ardent et offensif quand on a grandi à Centurion, petite ville proche de Pretoria. À plus forte raison quand on a eu un grand-père chez les Sharks et un oncle chez les Bulls. Et que la génétique familiale vous a doté d’un physique de 196 cm et 113 kg gorgés d’énergie. Arrivé à Nevers en 2017 pour aider l’Uson à tenir le choc de l’atterrissage en Pro D2, Jason Fraser n’a pas tardé à faire rugir le Pré-Fleuri par son épatant mélange de puissance et de mobilité, dans le couloir ou sur les ailes de la troisième ligne.

Son envie de s’inscrire dans l’histoire du club et de la ville a parachevé la séduction du public neversois, qui a fait du robuste blond un de ses fils préférés : « La décision de venir en France était un choix familial, avec ma femme et ma fille. Nous avons tout vendu, nous sommes arrivés avec trois valises et c’est tout. » Heureux à Nevers, le joueur de 31 ans a signé l’hiver dernier pour deux années supplémentaires qui le rapprocheront doucement de la fin de carrière : « La saison prochaine, je vais être un des papys de l’équipe », sourit-il.

Formé à l’Académie des Sharks, passé par les moins de 21 ans des Lions de Johannesburg, Jason Fraser a ferraillé en Vodacom Cup et en Currie Cup avec les Boland Cavaliers, les Pumas et les Griqas, avant de se résoudre à ce doux exil : « En Afrique du Sud, quand on a 25 ans ou plus, si on n’a pas un nom (sic), on devient un peu vieux, les nouveaux joueurs prennent la place. C’était le bon moment pour partir en France. Mon agent m’a parlé d’une opportunité, l’Uson était intéressée. » Quand il signe, le club est encore en Fédérale 1, mais l’accession est au bout de la saison.

L’aller simple est sans regrets. « Dès le jour de notre arrivée, le club a tout fait pour que l’on soit à l’aise et pour que l’on s’intègre », souligne dans un français fluide Jason Fraser, qui apprécie le calme de la préfecture et de ses 35 000 habitants : « C’est bien pour la vie de famille. À Johannesburg, on passait quatre heures par jour dans les bouchons. On n’est pas très loin de Paris, de l’Allemagne, de la Suisse, c’est pratique pour voyager. »

Sur la dynamique du barrage

Mais il n’est pas venu en touriste ni en mercenaire : « Je suis là pour faire quelque chose de grand, écrire dans l’histoire du club. Lors de mes deux premières années à Nevers, j’ai dit dans des interviews qu’on allait monter en Top 14, avec Nevers. Je rêve de jouer contre les meilleures équipes françaises, tous les joueurs rêvent de vivre ça. C’est la saison pour atteindre ce rêve, alors on va tout donner pour ça. Mais entre nous, les joueurs, on ne parle pas de Top 14, on prend semaine par semaine. Tout ce qui nous arrive, c’est du bonus, on n’a rien à perdre. »

Mais pour tout gagner, les Neversois devront gommer les défauts impitoyablement « statistiqués » en débrief vidéo : « Contre Carcassonne, on a perdu six ballons dans les rucks. Mont-de-Marsan va cibler ce secteur, alors à nous d’être plus efficaces dans cette zone. Il faudra aussi que l’on soit plus exigeant sur notre jeu de pression au pied. »

La qualité des relanceurs montois interdira en effet les cadeaux dans un match que Jason Fraser et ses coéquipiers aborderont sur la dynamique d’une fin de saison en boulet de canon et du barrage de bruit et de ferveur : « On est en pleine confiance après cette victoire, alors que Mont-de-Marsan n’a pas joué, cela aura cassé son rythme. On doit leur mettre la pression. »

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Sébastien CHABARD
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