Après une défaite en finale européenne, le RCT aura les yeux rivés sur une qualification en Top 14

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Surclassés à Marseille, les Toulonnais sont visiblement cuits. Peuvent-ils néanmoins produire une dernière ruade pour arracher leur qualification en Top 14 ? On en doute.

Pour tout dire, on a vite vu à Marseille que les Toulonnais, actifs sur tous les fronts depuis de longs mois, étaient en souffrance. Au vrai, on s’est vite aperçu, à la façon où les gros du RCT abordaient la guerre des rucks, que la soirée s’avérerait douloureuse pour les minots, pourtant poussés à Marseille par près de 20 000 supporters du RCT. Était-ce le match de trop ? Peut-être. Et ce Toulon-là, vainqueur au forceps des Saracens il y a quinze jours, est-il aujourd’hui à bout de souffle ? C’est ce que l’on craint, oui. Et il n’y avait qu’à jeter un œil vendredi soir au « body language » d’Eben Etzebeth, mains sur les hanches et genou à terre après dix minutes de bataille, pour comprendre à quel point il est difficile, que l’on soit ou non le grand Toulon, de mener de front Coupe d’Europe et championnat. Etzebeth ?

Parlons-en, justement. Et puisqu’à ce titre, le président Bernard Lemaître nous soufflait récemment dans une interview que son deuxième ligne était probablement plus « sensible » que ne l’était Bakkies Botha, on retiendra que cette rencontre au Vélodrome a indéniablement donné raison au président toulonnais, tant le deuxième ligne des champions du monde passa du temps entre les mains des soigneurs. Son coéquipier Cheslin Kolbe, lui, ne fut pas plus à la fête et, dépassé par la vitesse et la détermination de son vis-à-vis Davit Niniashvili, il fut étonnamment discret, absent, attendant sur sa ligne des ballons qui n’arrivèrent que trop rarement. En conférence de presse, le manager Franck Azéma expliquait : « On a eu un temps de retard sur chaque action. Or, le rugby est un jeu de pression : ou tu l’exerces ou tu la subis. À Marseille, on a subi, voilà tout […]. Le voyage était beau, la finalité difficile. » Charles Ollivon, le capitaine de l’équipe, appuyait ainsi : « Je suis confiant pour la suite car le groupe ne va pas exploser. On gagne et on perd ensemble. »

Sont-ils capables de rebondir ?

Que va-t-il se passer pour Toulon, désormais ? Toujours en course pour arracher un ticket pour les quarts de finale du Top 14, le RCT doit impérativement s’imposer au Racing, ce week-end, afin de disputer le sprint final du championnat. Contre une équipe francilienne que l’on imagine plutôt fraîche après avoir coupé quelques jours, les coéquipiers de Charles Ollivon devront se faire violence une dernière fois s’ils veulent sauver une saison qui ne l’est pas encore tout à fait. Dans les entrailles du Vélodrome, Azéma poursuivait : « Il faut encaisser, serrer les dents. Mais un sportif de haut niveau est un compétiteur ; il sait se remobiliser de semaine en semaine. C’est ce qui fait même sa nature profonde. […] Le week-end prochain, ce sera une autre compétition, un autre adversaire. On va digérer, encaisser et se préparer au combat. »

 Nanterre, sur cette pelouse où ils se sont imposés l’an passé, le manager du RCT devra pourtant se passer de Gabin Villière, touché à la cheville, ainsi que de plusieurs de ses stars internationales, le club de Bernard Lemaître ayant l’obligation d’aligner des « Joueurs Issus des Filières de Formation » ce week-end pour équilibrer la balance Jiff et ne pas démarrer la prochaine saison avec quatre points en moins. C’est tendu, n’est-ce pas ?

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