Brice Dulin tient sa revanche avec son premier titre européen

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    Dulin tient sa revanche avec son premier titre européen PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Battu deux fois en finale de coupe d’Europe au fil de sa carrière, Brice Dulin tient désormais sa revanche. Il raconte de l’intérieur…

Longtemps, on a pensé que Brice Dulin ne pourrait disputer ce match. Longtemps, on a pensé que les cotes de « Dudule », massacrées il y a trois semaines par un gros tampon du Toulousain Rynhardt Elstadt, siffleraient jusqu’à la fin de la saison. Remis d’équerre par les mains des kinés rochelais, l’arrière international (32 ans, 36 sélections) a donc tenu son rang à Marseille et, dans un match qui était fait pour lui, a rendu coup pour coup aux Leinstermen. Bon sous les ballons hauts, parfait sur les quelques relances qu’il eut à tenter et surtout excellent au pied, Brice Dulin n’eut de cesse, sur la pelouse du Vélodrome, de repousser la herse irlandaise et dénouer, in fine, l’étreinte que les Dubliners placèrent si longtemps autour des gorges rochelaises…

Et puisqu’il est aujourd’hui acquis que le retour à la compétition de Will Skelton était pour les Rochelais fondamental, il va de soi que celui du môme d’Armandie l’était tout autant. « Au vu de ce qui avait été réalisé jusqu’à présent, nous confiait-il après la rencontre, le Leinster était évidemment favori. Mais les mois passés, tout a été fait avec ce groupe pour éviter de revivre l’immense déception de la saison dernière. On savait qu’en mettant plus de combat, de précision et de lucidité dans le money time, ça pourrait payer. » Heureux sans être extatique, probablement conscient que la saison ne s’arrêtait pas à Marseille, il poursuivait : « Il y a quelque chose de spécial dans ce club, dans cette ville. Récompenser tous les gens qui ont fait le Stade rochelais, tous ceux qui ont construit cette aventure bien avant que j’y arrive, est un bonheur immense. En quittant le Vélodrome, j’ai d’ailleurs pris le temps d’observer la foule, de regarder tous ces drapeaux qui se mettaient en branle. C’était exceptionnel. Ce n’est pas rien, ce qui s’est passé. »

Dulin : « Je ne vais plus pouvoir la lâcher »

Ce n’est « pas rien » et c’est d’autant plus beau que cette finale, âpre, sauvage, acharnée, eut parfois les faux airs d’un match international. À Marseille, Brice Dulin enchaînait : « Après chaque séquence de jeu, tous les joueurs avaient un genou à terre, les mains sur les hanches… C’était dingue. La Champions Cup et le niveau international, c’est kif-kif. » Déjà battu à deux reprises en finale de coupe d’Europe, « Dudule » avait, on le sait, connu la brûlure de la défaite avec le Racing, d’abord, puis sous le maillot rochelais, l’an passé. « Entre moi et la Champions Cup, concluait-il samedi soir, c’est une longue histoire ; elle m’avait souvent échappé. Maintenant, on va pouvoir apprendre à se connaître un peu, tous les deux. Et je ne vais plus pouvoir la lâcher… » 

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