La belle histoire des espoirs de Tyrosse, victorieux face à Issoire en finale

  • Les espoirs fédéraux de Tyrosse soulèvent le bouclier, ils sont champions de France.
    Les espoirs fédéraux de Tyrosse soulèvent le bouclier, ils sont champions de France. Photo Valentine Chapuis
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Plus rigoureux, bien organisés en conquête et en défense, les espoirs landais ont logiquement été couronnés face à de coriaces Auvergnats (29-19).

Il y a un mot qui colle au maillot de l’US Tyrosse : formation ! Ce patelin landais qui naguère a évolué au plus haut niveau dans les années 90 et en Pro D2 jusqu’en 2006 a toujours eu ce mode de fonctionnement celui de former à outrance. Son jardin a donné de beaux fruits au maillot bleu de France tels que Pepe Dizabo, Jean-Pierre Lux, Guy Accoceberry et plus près de nous François Gelez.

Dimanche après-midi dans l’enceinte toulousaine de Georges-Aybram, la relève tyrossaise a fait honneur à sa belle tunique rouge et bleue. Tyrosse a ainsi succédé aux palmarès à Bourg-en- Bresse. Les Landais sont champions de France 2022. Au regard de la copie rendue, ce titre est mérité même si Issoire a donné par intermittence beaucoup de fil à retordre à la phalange landaise.

Tyrosse a eu tout d’abord une belle maîtrise en conquête alors que son adversaire a peiné dans ce secteur et surtout dans l’alignement. Avec un vent favorable en première période, les Landais ont parfaitement usé du jeu au pied. Dans les schémas de jeu, il y avait beaucoup plus de pertinence et de créativité dans les rangs landais. Avant de retourner aux vestiaires, le tableau d’affichage était favorable (13-6) à Tyrosse ce qui était totalement justifié. À la reprise, Issoire mis sous pression en première période, a eu une saine réaction à la reprise. La botte du capitaine auvergnat Dessere a permis à sa formation de refaire surface (16-12).

Dans ce débat très indécis, la finale a basculé après l’heure de jeu lorsque le pilier issoirien, Blanc, a écopé d’un carton jaune. En supériorité numérique, Tyrosse a appuyé là où ça fait mal. En force, le capitaine Arnould a inscrit l’essai du sacre (23-12). En fin de rencontre le talonneur issoirien, Urbain Trouvé a atténué la lourdeur de l’addition (29-19). Au terme du débat, Issoire n’a pas à rougir de cette défaite. Hier après-midi, il fallait reconnaître que Tyrosse était plus fort. Pour la saison venir en Nationale 2, les dirigeants tyrossais n’ont pas besoin de faire leur marché. Cette génération espoir est promise à un bel avenir.

Tyrosse : champion de France Teulière 2017

Après le coup de sifflet final, le co-entraîneur landais, Grégory Bats était ému. Ses protégés lui ont offert un joli bouclier. Dans ce domaine, sa formation espoir n’est pas novice. « Ces jeunes ont été champions de France Teulière en 2017, précise le co-entraîneur. L’année après en Bélascain, ils s’étaient en finale face au Stade français. Cette année, nous avions quelques ambitions. Au fil de la saison, le groupe s’est bonifié. La principale richesse de cette équipe c’est la quantité. Nous avons un effectif de quarante-cinq joueurs. Le plus dur aujourd’hui ce fut de faire la feuille de match. Ce fut compliqué de faire des choix. Nous n’avons pas été champions de France à vingt-trois mais à quarante-cinq. »

La joie landaise tranchait avec la déception auvergnate. Après avoir récupéré la médaille du finaliste, joueurs et entraîneurs issoiriens ont préféré la tranquillité du vestiaire. Stéphane Bony reconnaissait la légitime supériorité de son adversaire. En revanche il a de bonnes raisons de pester sur quelques faits de jeu. « Nous n’avons été hors sujet en touche. Le jeu au pied fut par moments approximatif, soutient l’entraîneur. Avec un peu plus de rigueur, on pouvait créer la surprise. C’est dur de perdre une finale. Mais pendant deux mois, nous avons vécu des moments extraordinaires. »

Avant d’entamer la phase éliminatoire, rappelons qu’Issoire s’était classé quatrième lors de la phase de classement. Les Issoiriens sont même passés par un barrage d’accès aux huitièmes de finale. Tyrosse est certes un beau champion de France, mais Issoire n’a nullement démérité. Il est un excellent cochampion de France.

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Didier NAVARRE
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