L'Aviron bayonnais est renversant !

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    L'Aviron bayonnais est renversant !
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Mené 12-20 à une demi-heure de la fin, l’Aviron bayonnais s’est révolté et a validé son ticket pour la finale à Montpellier. Attendu comme le grand favori de cette division, le club basque n’est plus qu’à un match d’un retour dans l’élite.

Bayonne assume son statut ! Désigné comme le favori à la remontée directe en Top 14 à l’été 2021, alors que ce long marathon qu’est le Pro D2 n’avait même pas démarré, le club basque s’est défait, dimanche après-midi, d’une équipe d’Oyonnax accrocheuse et jouera, le week-end prochain, une finale basco-landaise face à Mont-de-Marsan, à Montpellier. Il y a, in fine, une forme de logique à retrouver le leader de la phase régulière et son dauphin pour une ultime bataille. La finale attendue ? Très certainement, oui.

C’était la fête à Bayonne

La demi-finale à domicile, elle, l’était depuis le début de la saison et le moment où le président Tayeb avait annoncé que l’Aviron devait finir dans les deux premiers du championnat. Bayonne avait coché cette date du 29 mai. D’ailleurs, il régnait, dans la cité du roi Léon, une ambiance de fête tout au long de la journée. Il faut dire que la ville n’avait plus accueilli un match de phase finale, un dimanche, depuis 2016 (le barrage face à Nevers de 2019 ayant eu lieu un jeudi soir) et sur le Carreau des Halles, au trinquet Saint-André ou au Bar du Marché, le peuple bleu et blanc s’était réuni dès le midi, pour profiter de cette belle journée ensoleillée.

Afin d’accueillir les joueurs dignement, le club basque avait donné rendez-vous à ses supporters dès 16 heures, aux abords du stade, pour former une haie d’honneur colorée et bruyante, laquelle donna, à n’en pas douter, un surplus de motivation indéniable aux joueurs de Yannick Bru. « J’ai 35 ans et des moments comme ça, ce n’est que du bonheur ! En arrivant au stade, j’avais une banane pas possible, aucun stress, je voulais juste profiter », racontait Jean Monribot au coup de sifflet final. « C’était incroyable, il y avait une ambiance énorme », savourait le demi d’ouverture bayonnais Thomas Dolhagaray trois heures plus tard, bien conscient que son équipe revenait de loin après avoir renversé une situation dans laquelle elle était bien mal embarquée, puisqu’elle était menée de huit points à une demi-heure de la fin.

Il y a trois ans, déjà, l’Aviron avait rattrapé son retard

Au vu de ce (nouveau) retournement de situation, une question arrive naturellement. En quelques saisons, l’Aviron serait-il devenu le bourreau d’Oyonnax sur les phases finales ? Balayé par l’Aviron trois mois plus tôt (52-21), le club de l’Ain avait, surtout, été renversé par les Basques, lors de leur dernière confrontation en phase finale, il y a trois ans, dans un match que, sur les bords de Nive, personne n’a oublié. Ce jour-là, «Oyo», devant à la pause (27-9), avait toutes les cartes en main pour disputer, une semaine plus tard, une finale à Pau face au CA Brive. Mais Oyonnax s’était littéralement vautré, avait perdu le fil du match et s’était finalement incliné (34-38), laissant la place en finale à Bayonne qui, sept jours après, montait en Top 14.

À la différence d’il y a trois ans, où les deux équipes avaient proposé un sacré spectacle d’entrée, l’opposition fut, cette fois, un brin hachée. Les deux formations étaient-elles crispées par l’enjeu ? Il semblerait bien, tant la rencontre donna lieu à un combat féroce, où les défenses prirent clairement le pas sur les attaques, du moins en première période et où les en-avant se multiplièrent.

Il aura finalement fallu qu’Oyonnax prenne huit points d’avance pour que les joueurs bleu et blanc, bien aidés par l’apport du banc à l’image de la très belle entrée de Jean Monribot, se réveillent, poussés par un stade Jean-Dauger muet après l’essai de Laclayat, puis révolté après celui de Maqala. « Il faisait beau, chaud. C’était dur, mais cette sensation de jouer devant tant de personnes et avec une telle ambiance est incroyable, appréciait Dolhagaray après la rencontre. On savait qu’Oyonnax allait être revanchard par rapport au match d’il y a trois ans. Ce match n’était pas facile à maîtriser. Nous étions contre le vent au départ. Nous avons su tourner devant à la pause, puis redresser la barre après notre gros temps faible. C’est très positif. On a fait le job. »

« On n’a rien oublié de la saison passée, rien oublié de ce dernier match de barrage. On a une rage en nous depuis douze mois », disait Yannick Bru avant cette demi-finale. Désormais, les Bayonnais ne sont plus qu’à un match d’effacer cette date du 12 juin 2021 qui hante leurs nuits depuis un an déjà.

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Pablo ORDAS
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