Léo Coly : « Notre parcours confirme que le rugby est avant tout une histoire d’hommes »

  • Quasiment parfait en première période avant de céder physiquement, le demi de mêlée Léo Coly a encore tenu un rôle décisif dans la victoire montoise.
    Quasiment parfait en première période avant de céder physiquement, le demi de mêlée Léo Coly a encore tenu un rôle décisif dans la victoire montoise. Icon Sport
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Quasiment parfait en première période avant de céder physiquement, le demi de mêlée Léo Coly a encore tenu un rôle décisif dans la victoire montoise.

On pourrait croire que votre saison est déjà réussie mais vous ne l’entendez pas ainsi. C’est bien ça ?

C’est tout à fait ça. Une finale ça se gagne, on ne retient que le nom du vainqueur. Nous allons profiter ce soir de cette communion avec le public landais parce que c’était une journée merveilleuse, mais il reste encore une marche et il faut vite basculer sur ce dernier rendez-vous de la saison.

Vous avez pris ce match par le bon bout, mais peut-être n’avez-vous pas assez marqué durant la première période ?

C’est vrai, il nous manque quelques points de plus en première période au vu de notre domination, mais nous avons eu à faire à une très belle opposition. Nevers a très bien défendu et nous a posé des problèmes, mais je pense quand même que nous avons globalement fait preuve d’un peu plus de maîtrise. Le match aurait pu basculer contre nous, il tourne en notre faveur, tant mieux. C’est le caractère de l’équipe qui a encore fait la différence dans cette fin de rencontre.

C’est vrai que vous arrivez toujours à vous remettre en marche au meilleur moment, que l’esprit de sacrifice est très développé dans ce groupe. Comment l’expliquez-vous ?

Nous avons eu cet état d’esprit toute la saison, il était inenvisageable de ne pas l’avoir sur une demi-finale. C’est ce qui nous caractérise et dans un contexte comme celui-ci, tout est décuplé. Nous attendions ce rendez-vous depuis une semaine, nous avons été portés par un public énorme, nous avions tous envie de donner le maximum pour récompenser tout le groupe.

On finit par se dire que rien ne peut vous arriver, c’est ce que vous ressentez ?

Non pas du tout, on ne se sent pas intouchables, nous restons les pieds sur terre. Mais nous sommes heureux d’être ensemble, de nous retrouver tous les jours à l’entraînement, de représenter une identité territoriale. Il y a dans ce groupe une complémentarité entre nous, et cela se traduit sur le terrain par une grande solidarité, un investissement maximal au service de l’équipe. Nous n’avons pas les plus grands noms, pas le plus gros budget, mais c’est la preuve que le rugby est avant tout une histoire d’hommes.

À titre personnel, vous êtes encore décisif alors que vous n’aviez pas joué depuis plus d’un mois. C’est vraiment votre saison.

J’étais quand même en manque de rythme et plus trop lucide dès la fin de la première période. Mais l’envie était là et c’est ce qui m’a porté. C’était mon dernier match dans ce stade, et je voulais profiter des émotions que cela engendre, des vestiaires, du partage avec les mecs. Je me suis dit que c’était le dernier ici mais qu’il fallait tout faire pour prolonger ce plaisir, pour bien finir cette saison ensemble. Nous y sommes parvenus, c’est une belle récompense. Maintenant il n’y a plus qu’à…

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Pierre Baylet
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