Pro D2 - Face à Mont-de-Marsan, Nevers a été contré sur ses points forts

  • L’essai en toute fin de match de Kevin Noah n’aura pas suffi aux Neversois pour l’emporter à Mont-de-Marsan.
    L’essai en toute fin de match de Kevin Noah n’aura pas suffi aux Neversois pour l’emporter à Mont-de-Marsan. Icon Sport
Publié le

Dimanche, face au Stade montois, les Neversois ont raté l’occasion de faire basculer le match en deuxième période. Et ils regrettaient d’avoir été pris sur leurs points forts : les mauls.

Les Neversois ont cédé, logiquement a-t-on envie d’écrire. Mais ils ont su se comporter avec une rare dignité et une vraie franchise après coup. Le club de la Bourgogne a bien failli renverser la vapeur après le repos quand il récupéra l’appui du vent. À 16-10, tout un stade chauffé à blanc fut soudain frappé de stupeur : « On sentait bien que ça pouvait basculer d’un côté comme de l’autre. Ce fut dans leur sens », commenta Xavier Péméja souriant malgré la déception.

Sur un plan factuel, deux événements ont pesé lourd : la sortie prématurée du pilier droit Farai Mutariki puis en toute fin de match, la transformation loupée de Shaun Reynolds : « La pression sur l’adversaire aurait été différente ? » reprit l’entraîneur.

Sur un plan plus technique, l’USON s’est fait contrer sur son grand point fort, les ballons portés. Thomas Ceyte, deuxième ligne fut très clair sur ce dossier : « Incroyable ! On a fait deux fois tomber le ballon sur des arrachages, un truc qui ne nous arrive jamais. Après, ils nous craignaient là-dessus. Ça s’est vu, ça s’est senti. On pensait qu’ils allaient se jeter sur les mauls. On avait justement prévu deux ou trois animations juste derrière pour profiter du fait qu’ils se jettent sur nous. On les a annoncées, mais tout le monde n’a pas voulu les faire, je ne sais pas. Vous avez vu, sur le dernier essai, quand on les a enclenché, ça marche. Sans doute que les Montois ont bien su nous prendre, ils sont venus taper fort. Mais c’est aussi notre structure qui ne s’est pas mise en place. »

Juste avant la pause, à cinq mètres de la ligne, les Nivernais pensaient bien donner un coup de poignard et puis… Fatalitas ! Le pack landais trouva la parade. Thomas Ceyte poursuit avec le sourire : « Le staff nous a montré rapidement ce qu’il s’était passé à la vidéo. Cedaro… Il fait un peu ce qu’il veut. Disons que l’arbitre n’a pas fait son boulot sur le coup. Il nous a sifflé un maul improductif… Bon ! Mais on ne perd par là dessus. »

Il a comme ses camarades vu les Montois se poser des questions, question de regards et de paroles captées ici ou là. « À la 45e, 50e, on a senti que sur les impacts, ce n’était plus pareil. On aurait voulu semer cette petite graine. Mais il y a eu des événements, notre pilier qui a dû jouer à droite pour la première fois en quatre ans. »

La mise au point de Péméja

On a senti une atmosphère particulière dans le vestiaire de Nevers, plusieurs joueurs jouaient leur dernier match, comme le capitaine Janick Tarrit en partance pour le Racing 92, ou Thomas Ceyte qui a signé à Bayonne. Ce dernier, ému, s’est lancé dans un joli plaidoyer sur le club qu’il fréquente depuis 2017.

Puis son entraîneur Xavier Péméja a repris les mêmes arguments pour briser une légende négative qui court sur l’USON : « Sur le match en lui-même, nous avons été imprécis, nous n’avons pas su mettre en place de longues séquences, nous avons gâché nos ballons portés… Mais je voudrais ajouter une chose. J’en ai assez de lire que nous sommes le deuxième budget du Pro D2, voilà comment on parle de nous. La vérité, c’est qu’il y a des joueurs qui ont débuté à haut niveau chez nous, comme Mataradze, Tarrit, Mudariki, Barjaud, Manevy. Ceyte est venu de Dax qui descendait en Fédérale 1, Plataret était à Aubenas, Kazubek est là depuis huit ans, il a joué en Fédérale 1 avec nous. Ménoret était en Fédérale 2, il y a trois ans. Il faut parler du travail de notre staff, de notre centre de formation qui n’est pas une coquille vide. Admirez notre président qui met son argent dans le club pour rendre les joueurs heureux. Ce n’est pas comme d’autres présidents qui ont autant d’argent que lui qui ne le mettent pas dans leur club et qui disent qu’ils sontdes petits. »

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?