Et que la parade rochelaise continue !

  • Dany PRISO et Uini ATONIO (Stade Rochelais).
    Dany PRISO et Uini ATONIO (Stade Rochelais). Icon Sport - Icon Sport
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Adulés par tout un peuple jaune et noir en délire lors de la parade sur le Vieux-Port, les Champions d’Europe n’ont qu’une envie : recommencer fin juin.

Les paroles s’envolent, les écrits restent. Vraiment ? S’il peut tordre le cou au proverbe, Sébastien Boboul ne va pas se gêner. "On signe dès maintenant si on est champions d’Europe et qu’on ne se qualifie pas en Top 14", que nous soufflait l’entraîneur des arrières rochelais, lors d’un entretien publié avant cette fameuse finale de Champions Cup. Mais pensez-vous ! Maintenant qu’ils ont goûté au (premier) Graal, lui comme le club, à tous les étages, n’ont pas l’intention de s’en contenter. Dès la fin de l’incandescente descente du Vieux-Port, au lendemain de l’historique sacre arraché au Leinster, le doublé Champions Cup-Top 14 était déjà dans toutes les têtes maritimes. Comme si la bulle paradisiaque dans laquelle ils venaient de plonger avait donné aux Rochelais - bien que machés par l’intensité du combat final et les festivités inhérentes à leur sacre - un moteur flambant neuf. Avec l’unique obsession de le "vider pour aller au bout", dixit Jules Favre. Comprenez jusqu’au Brennus, qui couronnera le 25 juin le Champion de France.

"Pas une finalité"

En matière de communion, le peuple jaune et noir a frappé un immense coup, dimanche soir dernier. 35 000 supporters, au bas mot, étalés entre la gare ferroviaire et la Tour de la Chaîne. Soit à peine plus d’un kilomètre de distance, que le bus à impériale a mis, en comptant quelques arrêts marqués, presque trois heures à parcourir. "Hallucinant, unique, magique, incroyable à vivre !", scandait à la descente du bus Arthur Retière, auteur de l’essai du titre. Il est alors 22 heures. "J’avais le souvenir de 2014, embraye quelques mètres plus loin Romain Sazy, en référence à la parade organisée pour la montée dans l’élite. Mais, là, ça a poussé encore plus fort ! On avait besoin d’un trophée pour couronner la progression mais ce n’est pas une finalité." "Maintenant, le doublé, Romain ! On attend le bout de bois, il est pour nous !", hurle alors un supporter enragé, dans la cohue ambiante.

Portée par l’euphorie, cette équipe rochelaise, malgré la fatigue accumulée, sera sans doute très dure à stopper. Et ne comptez pas sur Ronan O’Gara pour "réaliser une fin de saison en roue libre". Admiratif du doublé toulousain la saison passée, – "Bravo à Ugo Mola. J’aimerais faire ça un jour", nous glissait-il à l’intersaison – le patron du staff en fait aussi une affaire personnelle, de cet épique doublé.

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Romain ASSELIN
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