« La première mission était de remonter le club en Pro D2 » déclare Shalva Sutiashvili

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Deuxième ligne de Soyaux-Angoulême Débarqué à Soyaux-Angoulême en 2015 après sept saisons à Massy, il jouera son cent vingt-huitième match sous le maillot du SA XV ce week-end. Un rendez-vous marquant pour l’international géorgien de 38 ans aux soixante-seize sélections qui a joué trois coupes du monde.

Vous avez annoncé la fin de votre aventure angoumoisine. Que retenez-vous de votre passage en Charente ?

J’ai passé ici sept années incroyables. Sportivement certes, mais aussi personnellement. Maintenant, avec ma famille, on est charentais. On se sent tellement bien chez nous, on a nos souvenirs, nos repères. J’ai tellement de bons souvenirs avec le SA XV que je ne peux pas tous les citer. Il restera les belles rencontres et la passion du public. Après une première année difficile au club, Didier Pitcho le président m’a donné sa confiance. Quand je sens la confiance que l’on me porte, je suis prêt à tout donner, à me battre et c’est ce que j’ai fait toutes ces années. Les supporters aussi m’ont aidé à me dépasser. Tous les matchs à domicile resteront gravés dans ma mémoire. Les supporters m’ont donné une énergie insoupçonnée. À Chanzy, j’ai clairement dépassé mes limites.

Sept saisons au SA XV, sept à Massy. Finale SA XV - Massy demain. La boucle est bouclée ?

Pour moi, c’est forcément particulier, car ce sont mes deux clubs de cœur, là où j’ai passé le plus de temps. À Massy, mes amis entraînent, il y a encore quelques joueurs de mon époque qui jouent. C’est un honneur pour moi cette finale SA XV - Massy. J’étais fier de voir Massy remonter en Pro D2 aussi, notamment pour les amis qui y sont. Cette finale, tout le monde veut la gagner forcément, mais la première mission des deux clubs, à savoir la montée en Pro D2 est accomplie et ça fait vraiment plaisir. Personnellement, il était inconcevable d’arrêter avant la remontée du club en Pro D2. J’ai vécu tellement de choses ici à Angoulême, j’étais très attristé de voir le club descendre. Je suis soulagé de le voir remonter. Maintenant, j’espère sincèrement qu’il va se stabiliser à ce niveau.

Comment imaginez-vous votre avenir ? Toujours une place pour le rugby ?

J’ai créé mon entreprise Suti Power depuis plusieurs années déjà. Ma longévité de sportif s’explique en grande partie par mon hygiène de vie, ma nutrition. J’ai donc créé une gamme de produits à partir d’aliments sains et d’origine naturelle. Je vais développer l’entreprise. Après, sincèrement, je n’arrive pas à me dire que ce week-end, je joue mon dernier match de rugby. Je me dis que c’est le dernier avec le SA XV, mais je me laisse la possibilité de reprendre une licence d’ici fin septembre. Je ne veux pas que l’arrêt soit brutal, je vais donc passer du temps avec mes proches, ma famille et je ferais le point à la rentrée. Ce qui est sûr, c’est que trois de mes quatre enfants jouent au rugby, je vais donc évidemment les suivre. Et puis je reste à la disposition du SA XV, notamment auprès des jeunes. Le rugby m’a beaucoup apporté, je veux donc à mon tour transmettre aux générations qui arrivent.

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Propos recueillis par Dorian Bercheny
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