Périgueux doit résister à la pression

  • Les Périgourdins sont face à un sacré défi puisqu’il leur faudra remonter un débours de neuf unités pour espérer renverser Rennes et valider leur accession en Nationale 1.
    Les Périgourdins sont face à un sacré défi puisqu’il leur faudra remonter un débours de neuf unités pour espérer renverser Rennes et valider leur accession en Nationale 1. Photo Sophie Dupuy - Photo Sophie Dupuy
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Les Périgourdins doivent rattraper un écart de neuf points pour monter en Fédérale 1. Un objectif à remplir patiemment selon leur manager.

En déplorant cette défaite de neuf points d’écart à Rennes, contre un adversaire qui était venu gagner chez eux en phase préliminaire, les Périgourdins ont mis le doigt dans un mauvais engrenage. Favoris au départ, ils sont outsiders aujourd’hui. Pour répondre aux ambitions du club, ils doivent renverser une tendance. La saison a été programmée pour remporter cette double confrontation, et monter directement en Nationale. Richard Hill a tout planifié depuis le départ pour sortir de Rongiéras par la grande porte, et in fine, retrouver Albi, Narbonne et consorts, la saison prochaine, pour des rencontres aux parfums d’autrefois. Se fragiliser de la sorte à Rennes n’avait pas été imaginé. En leur opposant leur style, et leur foi, les Bretons ont fait savoir que le plan parfait de la montée sans accroc ne serait pas au programme. « À mon avis, nos joueurs ont besoin de cette pression, analyse leur manager Richard Hill. Ils ont pensé que tout allait se passer facilement… Nous n’avons pas eu assez de tension lors des matchs précédents. Je suis convaincu que c’est une bonne chose pour avoir plus détermination. »

Les retours de Vialle et Tafili

Sur le plan stratégique, bien des raisons objectives ont expliqué cette défaite un peu maladroite des Périgourdins en Bretagne, à commencer bien entendu par le très bon match de leurs adversaires. Les dix points manqués face aux perches ont beaucoup pesé, aussi, alors que les buteurs s’étaient montrés habiles jusqu’à cette rencontre. Et après un démarrage de match catastrophique, le désir trop ardent de réparer la situation a conduit à quelques relances inutiles. «Pas depuis nos 22 mètres, pas en demi-finale», les a grondés Richard Hill, qui a déploré une conduite des opérations trop aléatoire. Pour changer d’options sur le match retour, il devrait décider de titulariser à l’ouverture Yann Caillat à la place de Jeoffrey Tallet.

Les retours du capitaine Marius Vialle et du pilier droit Lomualito Taffili lui permettront également de réintroduire deux hommes forts dans l’équipe. «Rennes a joué de façon très propre et très simple pour nous battre, estime le manager. Globalement, nous étions plus forts en conquête, mais nous avons commis tellement de fautes que c’était presque notre plus mauvais match de la saison. J’espère qu’on ne peut pas jouer plus mal que ça… Parce que si on joue avec patience, si on ne cherche pas à combler l’écart tout de suite, si on joue avec nos armes pour grappiller des points petit à petit, alors nous pourrons nous en sortir. Nous savons comment le match se déroulera et ce que nous devons faire. J’ai déjà connu cette situation avec Rouen contre Albi pour monter en Pro D2. Nous étions menés de onze points, et nous avions gagné le match retour de douze points, en passant une pénalité à deux minutes du terme. Il faudra se montrer patient.

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Guillaume CYPRIEN
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