Pro D2 - Leandro Cedaro, cœur jaune et noir

  • Leandro Cedaro fait partie des joueurs d'expérience de cette équipe montoise. L'Italo-Argentin est l'un des fers de lance des Landais.
    Leandro Cedaro fait partie des joueurs d'expérience de cette équipe montoise. L'Italo-Argentin est l'un des fers de lance des Landais. Icon Sport - Loic Cousin
Publié le

De ses débuts en Argentine jusqu’à ce jour, le deuxième ligne montois Leandro Cedaro a connu beaucoup d’émotions. Il s’apprête à en vivre une unique dimanche.

Homme de base, papa de l’équipe, rouage essentiel de l’organisation montoise, voilà comment on peut définir le rôle de Leandro Cedaro au sein du Stade montois. Mais on pourrait dire aussi charmant garçon, intelligent, posé, réfléchi. Leandro Cedaro, c’est la classe, tout simplement.

Dans un français parfait, dont il comprend toutes les subtilités, il retrace son parcours hexagonal débuté à Vannes : « Je suis arrivé en Bretagne sac au dos, avec en poche quelques contacts, et puis j’ai intégré l’équipe en cours de championnat de Fédérale 1. J’ai joué huit mois là-bas, avant que Marc Dal Maso ne me repère et ne me fasse venir ici. C’était en 2010. Marc, je lui dois beaucoup. Il n’en est peut-être pas conscient, mais il m’a fait progresser sur tous les plans. C’était un vrai éducateur. »

Dès son arrivée en 2010 dans la préfecture landaise, l’Italo-argentin a impressionné par ses facultés de déplacement, sa gestuelle, sa capacité à jouer au contact dans les défenses adverses, à une époque où ce n’était pas encore monnaie courante à ce poste de deuxième ligne. Tout cela sans jamais rechigner aux tâches obscures.

Deux ans plus tard, il connaissait avec le Stade montois la consécration d’une victoire en finale d’accession à Bordeaux face à la Secton paloise : « Pour moi qui avait débuté le rugby dans des clubs argentins où nous étions parfois juste 15 pour faire l’équipe et où l’on jouait devant trente spectateurs, c’était inimaginable de connaître cette ferveur. C’était un choc. »

Petit à petit, le colosse s’est habitué à cet environnement, encore plus à La Rochelle dont on connaît le public.

 

Profiter de chaque instant

 

Aujourd’hui, à 33 ans, il connaît un peu mieux la pression et sait profiter de ces moments uniques. « J’ai un petit message pour les jeunes : ne pensez pas que si vous n’y arrivez pas aujourd’hui ce n’est pas très grave car vous aurez d’autres occasions demain. C’est très rare dans une carrière, il faut profiter de chaque instant. Nous sommes quelques-uns dans ce groupe à savoir que l’occasion ne se représentera peut-être plus. Quand tu sais qu’il ne te reste plus beaucoup de temps, il faut goûter chaque instant. »

Leandro Cedaro est bien décidé à le faire, avec son ami Carlos Muzzio, grand pilier, qui va tirer sa révérence sur une finale. « Ce sont des choses dont nous allons nous servir, qui vont nous rendre plus forts, nous donner un surcroît d’énergie. Permettre à ceux qui arrêtent leur carrière ou qui nous quittent de finir sur un titre, ce serait magnifique. Bien sûr, le risque de perdre existe, mais il ne faut pas y penser. Nous devons avoir confiance en notre force collective. Quand chacun fait ce qu’il a à faire, comme souvent cette saison, il ne peut rien nous arriver. »

Leandro, lui, jouera sa partition habituelle, celle de porteur de ballon censé remettre son équipe dans le droit chemin et lui faire enclencher une dynamique. Il sera donc très sollicité et souvent dans la lumière : « C’est le rôle qu’on m’a confié, parfois ça fonctionne, d’autres fois un peu moins. Mais c’est vrai qu’on me voit plus que celui qui met 20 plaquages par match. Pourtant celui-là est plus important que moi. » On vous le disait, Leandro, c’est la grande classe.

Pierre Baylet
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?