Top 14 - Toulouse : fini le marathon, place au sprint

  • Pita Ahki sait que son équipe a moins de marge de manœuvre que lors des saisons précédentes.
    Pita Ahki sait que son équipe a moins de marge de manœuvre que lors des saisons précédentes. Icon Sport - Icon Sport
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Après des mois à enchaîner les matchs et donc à accumuler la fatigue, les Stadistes ont pu se régénérer avant de tenter de partir à l’assaut d’un troisième Brennus de rang.

Ce fut presque un événement : le week-end passé, le Stade toulousain n’était pas à pied d’œuvre. Certes, les Rouge et Noir, éliminés en demi-finale de Champions Cup au Leinster, auraient préféré être à Marseille. Mais ils ont eu tellement peu de répit ces récents mois que ces quelques jours pourraient s’avérer salvateurs. « On a malheureusement raté ce rendez-vous mais, pour la régénération des corps, ce n’est pas rien d’avoir eu cette pause, durant laquelle on a passé du temps en famille et hors du club, avoue le trois-quarts centre Pita Ahki. Elle a fait du bien. » Lui et ses partenaires ne se sont ainsi entraînés que trois matinées la semaine dernière et ont bénéficié de trois jours et demi de coupure complète. Il faut dire que la fameuse période de décembre et janvier, qui a vu les Stadistes enchaîner les semaines de préparation classiques mais ponctuées par un match annulé ou reporté, a eu pour conséquence, au-delà de casser la dynamique collective, d’embouteiller le calendrier toulousain à partir de février. « On devait avoir quelques week-ends sans match dans cette période mais, entre les annulations, les reports et les doublons, les semaines libres ont sauté, rappelle Ahki. Ce n’était pas l’idéal mais c’est ainsi. » 

D’autant que, grâce à ses exploits en Ulster et au Munster, le double champion de France s’est invité dans le dernier carré européen, ajoutant au passage quelques dates supplémentaires à son tableau de route. Le truc ? C’est qu’en Top 14, il n’avait pas la même latitude que les saisons précédentes et qu’il fallait batailler en parallèle, malgré la fatigue accumulée par les nombreux internationaux auteurs du grand chelem. « Notre saison est différente des trois dernières, avec une position moins confortable au classement », reconnaît le Kiwi.

Ahki : « Nous avons les clés »

Lundi, les Toulousains sont revenus à Ernest-Wallon plein d’enthousiasme et avec une certaine fraîcheur. Il n’y avait qu’à voir l’énergie déployée lundi après-midi, lors de la première séance collective… Ce dimanche, ils ont besoin d’un succès face à Biarritz pour assurer leur place en barrage et une victoire bonifiée pourrait même leur permettre de le disputer à domicile. « Nous avons les clés pour nous qualifier en phase finale et chacun d’entre nous est conscient de ce que notre équipe est capable de réaliser », note Ahki. Parce qu’après un terrible marathon durant lequel ils ont forcément laissé des plumes, les hommes d’Ugo Mola vont désormais lancer leur sprint final. Même s’ils seront amoindris en première ligne (blessure de Neti, suspension de Faumuina et incertitude autour d’Aldegheri), ils ont récupéré quelques armes offensives (Guitoune, Nanaï-Williams, Germain, en attendant Delibes et Médard) pour partir à l’assaut d’un troisième Brennus d’affilée. Et ces champions ne sont jamais aussi dangereux que dans les instants décisifs.

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Jérémy FADAT
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