Nationale - « Massy, c’est la culture du beau jeu »

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    Nationale - « Massy, c’est la culture du beau jeu » Stéphanie Biscaye - Stéphanie Biscaye
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Perforant, performant. Deux adjectifs qui résument à merveille la prestation sensationnelle de Yohann Gbizié. Le solide préposé Massicois à la fermeture du couloir n’a pas manqué son retour sur les terres de ses débuts, du côté de Pechbonnieu.

Que ressentez-vous en ce jour de consécration ?

C’est énorme tellement ça nous fait plaisir à tous. Je précise tout d’abord qu’Alex Loubière était dans une situation analogue à la mienne pour avoir porté lui aussi les couleurs du Stade toulousain. Il n’y avait pas de pression particulière mais beaucoup de motivation quand même. Un titre, ça reste un titre.

Massy, c’est un grand club formateur reconnu dans tout l’hexagone, mais pas seulement ?

Effectivement, ce groupe de copains, il est terrible ! Nous sommes des compétiteurs dans l’âme, voilà pourquoi nous nous sommes remis la tête à l’endroit lors de la demi-finale retour alors qu’elle était à l’envers du fait d’avoir tapé dans le mur albigeois une semaine auparavant. Je suis très heureux d’évoluer à Massy, et pas uniquement parce que je me suis retrouvé en difficulté avec Carcassonne. Non seulement je connaissais certains joueurs avant de signer là-bas, mais le projet de jeu me correspond pleinement. C’est la culture du beau rugby, on se régale, la preuve !

Aujourd’hui, peut-on parler de match référence, à l’image de cette fabuleuse série d’invincibilité de la mi-septembre au 23 janvier ?

Oui, c’est exact. La prestation en finale résume la série de treize matchs qui nous a permis d’emmagasiner de la confiance. Sans prétention aucune, comment pouvait-il en être autrement ? En attaque comme en défense, notre force s’est située près des lignes. Trois défaites seulement lors d’une phase régulière pourtant longue et éprouvante, je pense que c’est significatif. Je me souviens des deux premières à domicile face à Blagnac puis à Albi. Nous nous sommes simplement dit, « c’est comme si la saison n’avait pas encore commencé ». Sans prise de tête ni divergences de quelque nature que ce soit.

Maintenant, direction le Pro D2, l’équivalent du Cap Horn pour Massy qui peine à le franchir durablement ?

Le recrutement a été effectué en toute transparence, ce qui est à l’honneur des dirigeants. On va s’accrocher, s’envoyer comme des lions ! (rires)

On dit souvent qu’un rugbyman francilien se sent un peu anonyme ?

Vous savez, c’est un peu le cas de tous les clubs de ce comité, de cette région. Même le Top 14 ne se vit pas de la même façon au Stade français qu’à Toulouse. Ce n’est pas grave, et nous tenons tous à remercier nos fidèles supporters.

Un mot sur Sarah, votre petite sœur sociétaire du Stade toulousain ?

Elle joue deuxième ou troisième ligne. Elle est encore plus passionnée de rugby que moi, ce qui n’est pas peu dire ! Elle ne fait pas partie de l’équipe qui va disputer la grande finale à Grenoble mais de celle qui rencontre Montpellier en challenge des réserves (interview réalisée sur les coups de 17 heures, NDLR) et elle a remporté la Coupe de France fin avril.

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Philippe Alary
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