Top 14 - Et le Racing 92 fit entrer son banc face à Toulon…

  • Hassane Kolingar, Yoan Tanga et les Racingmen ont décroché leur qualification contre Toulon.
    Hassane Kolingar, Yoan Tanga et les Racingmen ont décroché leur qualification contre Toulon. Icon Sport
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Transcendés par les entrées en jeu de Trevor Nyakane, Eddy Ben Arous ou Teddy Baubigny, les Racingmen ont emporté les Toulonnais en deuxième période pour arracher in extremis leur qualification en quarts de finale du Top 14.

La tension était largement palpable, avant la rencontre. Au vrai, il nous avait suffi de croiser les joueurs varois et franciliens, une demi-heure avant le coup d’envoi de ce huitième de finale explosif, pour savoir quel était leur degré de motivation. Histoire de faire honneur au decorum, les staffs des deux équipes avaient évidemment sorti leur plus grosse artillerie du moment, Teddy Thomas, Juan Imhoff, Yoan Tanga, Wenceslas Lauret ou Gaël Fickou pour les uns, Facundo Isa, Cheslin Kolbe, Baptiste Serin, Eben Etzebeth ou Jiuta Wainqolo pour les autres.

Alors ? La rencontre fut à la hauteur des espérances. Très vite, les Toulonnais prirent la mesure de la partie, avançant sur les impacts grâce à Facundo Isa, prenant les points par le pied droit de Louis Carbonel. Le Racing ? Quelque peu bordélique en début de rencontre, il rectifiait le tir après qu’Antoine Gibert ait percé le rideau défensif, offrant à l’impressionnant Yoan Tanga, deux temps de jeu plus loin, un essai superbe.

Le RCT répliquait dans l’instant ou presque, aplatissant un essai par Duncan Paia’aua, à la suite d’un coup de pied à suivre de Louis Carbonel. C’était bon, c’était beau, ça s’accrochait sur chaque ruck disputé et ça donnait raison, in fine, aux 25 000 furieux qui avaient ce soir-là choisi de rejoindre la salle de spectacle de la Défense…

Trevor Nyakane impressionne

Dans la semaine précédant le choc, les Toulonnais avaient essentiellement travaillé sur la guerre des rucks et, au vu de l’intensité qu’ils placèrent là-dessus à Nanterre, les séances organisées par Franck Azéma dans le Var avaient dû être copieuses. Et si l’on avait pensé, le week-end dernier et au regard de la défaite en finale du challenge européen, que les Varois étaient physiquement au bout du rouleau, ceux-ci compensèrent néanmoins leur évident manque de fraîcheur par une détermination sans faille.

Où ce match bascula-t-il, alors ? Du côté du Racing, l’entrée du banc de touche fit le plus grand bien aux Ciel et Blanc : en mêlée fermée, le champion du monde sud-africain Trevor Nyakane solidifia par exemple un édifice un temps menacé par l’international français Jean-Baptiste Gros quand derrière des gros enfin retrouvés, Nolann Le Garrec, certes maladroit dans ses tirs au but, donna un peu plus de vitesse au jeu des Racingmen.

Réduits à quatorze après l’exclusion temporaire de Charles Ollivon, auteur d’un plaquage dangereux sur Teddy Thomas, les Toulonnais, déboussolés en touche depuis la sortie d’Eben Etzebeth et définitivement perdus lorsqu’Ollivon les quitta, laissaient alors le Racing prendre le match à son compte et Juan Imhoff, d’un essai opportuniste après un coup de pied à suivre pour lui-même, libérait enfin les siens.

Verdict ? Pour la douzième fois consécutive depuis sa remontée en élite, le Racing s’est donc qualifié pour les phases finales du Top 14 et, au vu de ce qu’il a démontré en deuxième période face à Toulon, il est indéniablement capable de jouer les épouvantails dans le sprint final…

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