Alain Crespo, éducateur historique du RCT : « J’ai vu arriver Pierre Mignoni en poussins »

  • Alain Crespo a intégré le Rugby club toulonnais en 1974 et ne l’a plus quitté. Alain Crespo a intégré le Rugby club toulonnais en 1974 et ne l’a plus quitté.
    Alain Crespo a intégré le Rugby club toulonnais en 1974 et ne l’a plus quitté. DDM - Valentine Chapuis
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Alain Crespo a intégré le Rugby club toulonnais en 1974 et ne l’a plus quitté. Au sein de l’association toulonnaise, il est un élément incontournable et historique. Découverte d’un passionné.

Vous êtes au Rugby club toulonnais depuis 1974. Racontez-nous vos premiers pas au sein de cette institution ?

En 1974, les cadets du RC Toulon ont disputé la finale du championnat de France Alamercery au Parc des Princes en lever de rideau de la grande finale entre Béziers et Narbonne. Pour l’anecdote, Bernard Herrero joue ce match avec les cadets toulonnais face à ceux de Béziers. Toulon s’impose (4-0) dans les dernières minutes de la rencontre. Je suis un des rares supporters varois à assister à cette rencontre, J’ai un drapeau rouge et noir. Je quitte le Parc des Princes, j’allais rejoindre la gare de Lyon, je croise le bus des cadets toulonnais. Attirés par mon drapeau rouge et noir, les dirigeants m’invitent à monter dans le bus. J’ai fêté le titre avec eux. Ce jour-là, le 12 mai 1974, je suis tombé dans la marmite du RCT et j’y suis toujours.

Quelles sont vos fonctions actuelles au sein du club ?

Elles sont nombreuses. Déjà, lors des matchs des pros que ce soit en Coupe d’Europe ou en Top 14, je m’occupe des ramasseurs de balles. Au sein de l’association je gère les maillots des équipes moins de 6 ans jusqu’aux espoirs. Au niveau de la formation, je suis responsable des U6 et éducateur. Au sein du CD 83, je gère la compétition U6.

Cette passion et cette fidélité au RCT. Comment l’expliquez-vous ?

Je suis Varois d’origine. J’ai fait ma carrière professionnelle à l’arsenal. J’ai un peu pratiqué à en scolaire à Saint- Mandrier. À Toulon quand on aime le rugby, on aime le RCT.

En quarante-sept ans de présence aux clubs, vous avez vu défiler de nombreux joueurs. Je pense que certains vous ont marqué ?

En 1975, on m’a proposé d’intégrer l’équipe minimes qui était en manque de dirigeants. Je deviens secrétaire de cette équipe. Cette année-là, je fais la connaissance d’un joueur qui a marqué l’histoire du club, Eric Champ. À l’époque, il était surclassé. Quand il était minime, il évoluait déjà avec les cadets. On voyait qu’il était promis à un bel avenir. Bien des années plus tard, j’ai vu arriver Pierre Mignoni en poussins. Tout petit, il avait déjà le geste et le sens du jeu. Dans ma carrière d’éducateur, j’ai eu Jonathan Wisniewski en minimes, j’en garde un excellent souvenir. Il a fait une belle carrière et j’en suis très fier.

Quelle est l’équipe qui vous a laissé le meilleur souvenir ?

C’est difficile de faire un choix. Je pense à la génération 1999. En 2014, le RCT a remporté le Super Challenge pour la première fois. C’est la génération de Louis Carbonnel. Une génération dorée. Ensuite, elle a réalisé le doublé en Crabos. En 2019, elle a été sacrée championne de France Espoirs avec des jeunes que j’ai eus à l’école de rugby. Au RCT, je n’ai que de bons souvenirs, j’ai croisé des gens extraordinaires. Le rugby m’a vraiment construit.

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Didier Navarre
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